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La rue du gué

Souvenirs de l’endroit de franchissement de  la rivière «  le Bétrot »  pour se rendre de Troyes à Orléans, au moins jusqu'à la fin du XVIème siècle.

Au XVIIème, le Bétrot pouvait être franchi sur un pont entretenu par la ville de Troyes, sa construction fait-elle suite

au grand incendie de la cité, en 1524 ?

Un "pont neuf"  signalé par le géomètre de Maraye en Othe,en 1823, prouve l'existence d'une construction précédente.

 

Le chemin bas de Logny

chemin de terre reliant  la rue Victor Hugo

à la route de Neuville

Il rappelle l'existence attestée d'une villa gallo-romaine implantée,

mi-partie sur la commune d'Estissac,

mi-partie sur le finage de Neuville sur Vanne.

Le chemin des 40 pieds de Logny,

partant de la rue Millet, il aboutit sur des pré clôturés, où l'on trouve encore la trace d'un fossé de flottage du bois.

 

 La belle allée,

chemin de terre menant au côteau, dans le prolongement

  de la rue Eugénie Geoffroy , il passait entre 2 rangées d'arbres,avant le remembrement. Les arbres sont toujours là

& le plaisir reste intacte pour une balade offrant

un point de vue panoramique sur le bourg et la forêt d'Othe.

 

La rue du moulin à Thuisy- ( privé)

au départ de la rue Caroujat-Borgniat, elle mène sur la rivière, où se situe un moulin à grains, converti en production électrique, et qui fut remis en activité par son proprièraire ,après de la tempête de 1999, paliant à une coupure prolongée du réseau public.

 

le chemin des ormeaux

prolongement de la rue Jean Fresne, bordés d'arbres, entre champs & prairies, il longe la rive droite de la rivière Ancre,

et conduit au moulin de Thuisy.(privé)

 

le chemin de la côte de Chialot à Thuisy

Prolongement de la voie creuse & du chemin de la Goderie, il conduit au bois de Vaulerey attenant au bois de Chialot (*)

qui domine les villages  d'Estissac & de Neuville sur Vanne

(*) accessible par la belle allée

 

la rue du boutoir à Estissac

( aujourd'hui rue Costel Laurent)

elle conduisait au moulin à foulon utilisant l'énergie hydraulique pour manoeuvrer grâce à un arbre à cames de gros maillets à bascule,

battant  la laine tissée, pour l'assouplir,

et additionnée d'argile smectique pour la dégraisser.

Procédé qui pouvait apporter une plus value juqu'à 50% au produit fini

 

La rue du moulin à Estissac-

au départ de la pharmacie,agréable chemin cotoyant la rivière Vanne,

qui conduisait à partir de 1773,au moulin à papier du sieur Bouvet, libraire à Troyes.

 

le chemin de Cliquat

à partir de la rue des ponts tremblants au niveau de la scierie,

le chemin longe la rive droite de la rivière Vanne,

en remontant sur Fontvannes,

et conduit au moulin du même nom.( privé)

 

la rue des moulins

( aujourd'hui rue Pierre Brossolette)

 

elle conduisait au moulin à papier

(disparu)

et au moulin à grains dénommé aujourd'hui le moulin d'Eyguebaude;

Attenant à la pisciculture,(truites, saumons)

il est  transformé en chambres d'hôtes,

salle de réception, et boutique des produits du terroir.

 

 

 

place de la halle

Contemporaine du château de style Louis XIII,dont les travaux débutèrent en 1626, la halle abritait:

-le pressoir banal, 

- à partir de 1767,le marché aux grains: seigle, froment, métel, orge, avoine, le chanvre & l'oignon

- le marché du jeudi

Elément des biens seigneuriaux séquestrés et démantelés à la révolution, la halle fut cédée  à la commune d’Estissac, le 18 février 1801. Longtemps lieu de vie, rénovée en 2004, elle accueille le petit marché dominical et ponctuellemnt des manifestations.

 

 


la rue Simon Desjardins -

ex rue des gués robin ( route de Thuisy)

par décision prise en conseil municipal le 6 août 1899, maire: Jean Félix Gigon

Anne Edmé Simon Congniasse Desjardins est né à paris en 1753

Il assurait la charge de valet ordinaire(*)

auprès de Joséphine de Savoie, comtesse de Provence,

épouse du futur Louis XVIII  

Résidant à Estissac aux environs de 1828,

il fut le fondateur du bureau de bienfaisance.

Décédé le 9 février 1838 à Versailles,

il repose au cimetière d’Estissac

Il est inscrit au tableau des membre bienfaiteurs de la commune

 

(*)qu’il tenait  en survivance de la charge de son père 

 

        Rue de la Rochefoucauld, ex allée des soupirs(***)

     Décision municipale du 6 août 1899, maire Jean félix Gigon

 

Le chancelier Séguier(*), en quête d’un titre nobiliaire, achète la baronnie de Villemaur, englobant la seigneurie de Saint Liébault.

Il entreprend des travaux d'embellissement du château,en utilisant notamment les talents du sculpteur Girardon.

Sa veuve Madeleine Fabry en fut la dame de 1675 à 1683,

ainsi que sa fille Marie Madeleine Séguier, de 1684 à 1710.

La propriété passe brièvement à Pierre de Coislin, puis à

Henri de Coislin, évêque de Metz; humain et  généreux,

il fit de nombreuses libéralités, notamment en faveur de l’église.

Il lègue ses propriétés à la fille de Marie Madeleine Séguier :

Marie Henriette d’Allongny de Rochefort, épouse en seconde noce de

Charles de Roye de la Rochefoucauld.

En 1736, ils ont pour successeur

Louis Armand François de Roye de la Rochefoucauld

qui obtient en 1737,  par brevet de  Louis XV, , le titre & les honneurs de duc, prenant  à cette occasion le nom de duc d’Estissac.

 

1744  Grâce au legs du duc de Coislin, construction de la chapelle de la Vierge, puis nouvelle extension, avec percement de la porte latérale (donnant sur l’actuelle rue Gambetta)

 

1758, Son titre ducal est rendu héréditaire par lettres patentes.

Le village de Saint Liébault prend alors le nom d’Estissac.

 

Bienfaiteur de l’hôtel de Dieu de Troyes, il en pose la première pierre le 18 octobre 1759

 

1763-1764 - destuction du clocher en mauvais état, construction du clocher porche ( payées par le legs du duc de Coislin)

 

En 1786, le fils

Louis Alexandre Frédéric de la Rochefoucauld Liancourt(**)

 

est le dernier seigneur d'Estissac.

Il est à citer comme bienfaiteur :

-mise en pratique de ses études en Angleterre sur l’améliorations des techniques industrielles et  agricoles,

( prairies artificielles, suppression de la jachère, élevage de bestiaux venant de Suisse et d’Angleterre) ,

-la fondation à Liancourt d’une école des arts & métiers.

Dévoué au roi jusqu’au 10 août 1792,inqiété, il s’embarque pour l’Amérique ; de retour en France en 1799,il fut l’un des propagateurs de la vaccine . S’impliquant plus que jamais dans la bienfaisance, il ouvre une souscription pour l’établissement d’un dispensaire.

Il fut président de la société de morale chrétienne, inspecteur général des arts & métiers, et membres de conseils des manufactures & d’agriculture, de l’académie française.

On lui doit également les premiers essais de l’enseignement mutuels

et la fondation de la 1ère caisse d’épargne et de prévoyance de Paris

Il décède le 27 mars 1838 à Paris

 

.(*)Pierre Séguier, 1588-1872, est issu d’une célèbre famille de magistrats, nous retenons de ses actions : la répression sévère de la révolte des nu-pieds de Normandie, sa partialité dans le procès Fouquet, la cassation  du testament de Louis XIII pour donner la régence à Anne d’Autriche.

Il prit une large part aux grandes ordonnances du code Louis et fut l’un des créateurs de l'acédémie française, dont il resta le protecteur à la mort de Richelieu.

 

(**)colonel d’un régiment de cavalerie àson nom, maréchal de camp en 1788

Chevalier des ordres du roi, grand’maître de la garde robe royale

 

(***) la rue des soupirs s’explique en 2 versions:

La romantique : rue écartée elle était le lieu de rendez-vous des amoureux

La terre à terre : rue qu’il fallait emprunter pour verser ses contributions au seigneur à la "la recette" habitation du receveur

des revenus du château,

par la suite ,elle reçu le roi Stanislas Leszinski,beau père de Louis XV, et  connu successivement comme propriétaires:M. Claude Louis Bouvet, Paul André,

M Congniasse Desjardins; Mme Eancre-Demainville, M Laurent Lesséré,puis par ses neveux,

elle est toujours occupée à ce jour.

 

 

 

le parc « Germette »

Cette propriété privée fut un lieu d’histoire pour saint Liébault, puisqu’il reste quelques traces de l’emplacement du château  de style Louis XIII, édifié à l’emplacement  de l’ancien château fort, détruit sur ordre royal en 1621( la Champagne, rattachée au royaume de France, ne justifiant plus ce moyen de défense au cœur du territoire) .

Commandé par le seigneur du lieu, Jacques Vignier, il est décrit par ses contemporains comme un château magnifique,

avec jardins à la française, confirmé par le passage du  roi Louis XIV au temps de la famille Séguier.

Mal entretenu, le roi Stanislas, beau-père de Louis XV ne put être logé qu’à la recette . Séquestré à la révolution,mobilier de prix  & œuvres d’art sont vendus (*),

Les plombs des toitures déposées, la convention l’affecte à un atelier de préparation des poudres et de salpêtres, puis l’ensemble de biens seigneuriaux sont vendus comme bien nationaux, le château  sert de carrière de pierres et de bois, profitant à la construction de  bon nombre de maisons liébautaines .

(*)Notamment le tableau de Le Brun, représentant le chancelier Séguier,

 

 

 

la place du Commodo -1827

(ex rue du moulin désaffectée et du  fossé  de décharge du Bétrot )

 

Située le long de la rue de la république, elle est le résultat du regroupement de la rue du moulin,réduit à l’état de terrain vague,

et d’un fossé de décharge de la rivière Bétrot à combler,

 parcelles parallèles à la chaussée du grand chemin

( l’actuelle rue de la république).

La  délibération du conseil en date du 29 janvier 1811, autorise le maire à vendre le terrain aux riverains…...il faudra attendre 1827

qu’une enquête administrative de commodo et d’incommodo(*) 

aliène la vente, au motif du manque d’emplacements

lors de l’importante foire de la sainte Catherine(**)

 

(*) de ce qui est commode et de ce qui ne l’est pas

Il sera donc commode de conserver l’emplacement

en propriété communale

 

(**) la rue neuve( Sadi Carnot) est réservée aux  marché au vaches

La rue haute( Eugénie Geoffroy), au marché aux porcs

La rue du moulin désaffectée(commodo), au marché aux chèvres

 

 

rue Léon Gambetta ex rue de Joinville

(*)

par décision prise en conseil municipal le 22 février 1883,

maire: Charles Ladislas Dumanchin

Né dans une famille aisée de commerçants italien, Léon Michel Gambetta naît à Cahors le 2 avril 1838, élève turbulent mais doué, il  mène ses études jusqu’en faculté de droit à Paris en en 1857.Ayant obtenu sa naturalisation en 1859, il passe sa licence en droit en 1860 et devient avocat. Il fréquente le milieu républicain, le salon Juliette Lambert, épouse Adam , opposante républicaine et le cercle « Conférence Molé-Tocqueville », passage obligé pour accéder au sommet de l’état. Chargé de la défense au procès de  Charles Delescluze, il prononce une plaidoirie politique critiquant le régime impérial, qui l’érige en espoir du parti républicain

En 1869, initié franc maçon à la loge de  « la réforme », il se présente à la députation, élus dans 2 départements, avec le « programme de Belleville » il choisi de représenter Marseille(**)

A la défaite de Sedan,du 4 septembre 1870,il joue un rôle essentiel la déchéance de l’empereur  et proclame la IIIème  république, gérée un gouvernement de défense nationale dont il fait partie. Dans le Paris assiégé, ce partisan de la guerre à outrance s’échappe en ballon pour rejoindre Tour et organiser  la défense.

Mais ni l’armée de la Loire, ni celles du Nord  et le l’Est ne parviendront à débloquer la capitale qui signe une armistice le 29 janvier.

Il sera jugé  sévèrement par certains de ses contemporains, les uns pour ne pas avoir apporté la victoire, les autres pour avoir aggravé par cette résistance les sanctions prussiennes

Bien qu’élu dans le Bas-Rhin le 8 février1871, fatigué moralement et physiquement, il démissionne et gagne l’Espagne en mars, restant étranger aux évènements de la Commune

De retour en France en juin, il retrouve une place de député dans la Seine. Aux élections de l’assemblée législative, il participe largement au succès des républicains, élu lui-même pour le 20ème arrondissement de Paris il devient le principal leader de l’opposition. Il contribue à la défense de la république contre ceux qui espère rétablir la monarchie et contribue à l’adoption des lois constitutionnelles. Nouvelles élections en 1877, mais sa popularité inquiète devant ses tendances au pouvoir personnel,  et il s’aliène une partie de la gauche

En 1879, il échoue aux élections présidentielles

A la suite  du protectorat instauré en Tunisie par la force  il est  nommé en 1881, président du conseil composant un cabinet d’union républicaine(***). Son gouvernement tombe le 30 janvier 1882,

la chambre refusant un exécutif fort

Malade, il se retire à Sèvres et décède le 31 décembre

Son cœur est transféré au panthéon le 11 novembre 1920

 

(*)en 1848 ; en visite dans un atelier de coutellerie il perd l’usage de son oeil droit,  victime d’un éclat de métal, il sera énuclée avec succès en 1867 par le docteur Louis de Wecker, et portera un œil de verre,

dès lors il se fera toujours représenter de gauche 

 

(**)les candidats pouvaient se faire élire dans plusieurs départements

Les chambres pouvaient compter de 520 à 600 députés élus pour 4 ans selon le système majoraitaire, les avocats en tenaient une forte proportion

 

(***)-L’agriculture devient un ministère à part entière,

-constitution d’un cabinet des arts(ancêtre du ministère de la culture)

Projets de réformes :

réorganisation de la justice, réduction du service militaire, loi sur les associations, rapports entre l’état et l’église, création d’institution de prévoyance et d’assistance, développement de l’éducation nationale, réforme des sociétés financières,

La  réforme constitutionnelle proposant de changer de mode de scrutin et de l’inscrire dans la constitution, ainsi que l’élargissement de la base électorale du sénat, tout en lui  limitant ses pouvoirs financiers est repoussée provoquant la chute du gouvernement.

 

 

la rue du 4 septembre

Dès l'annonce de la capitulation de Sedan, connue à Paris le 3 septembre, les députés républicains demandent à l'Assemblée la déchéance de la dynastie, sans la soumettre au vote

 Le lendemain, dimanche 4 septembre,

alors que le Corps législatif examine deux  projets :

-celui de Cousin-Montauban, prévoyant une lieutenance générale,

- celui de Thiers, proposant la création d'un comité de Défense nationale,

 la foule envahit le palais Bourbon.

Gambetta, monté à la tribune, fait acclamer par

cette assemblée la déchéance de la dynastie.

À la tête des manifestants, & avec Jules Favre et Jules Ferry, il se rend ensuite à l'Hôtel de Ville, où est proclamée la république et institué un gouvernement provisoire de Défense nationale formé, sous la présidence du gouverneur de la place de Paris, le général Louis Trochu, un conservateur timoré

Les uns croient que la déchéance de l'empereur et l'avènement de « Marianne » rendront les Prussiens plus accommodants.

Les autres croient à un sursaut général comme aux temps héroïques de Valmy.-( la résistance de l'armée de Bazaine à Metz leur donnant quelques motifs d'espérer)

Le député Adolphe Crémieux est alors délégué à Tours en vue de prendre en main les zones encore libres,mais le généreux septuagénaire se révèle vite insuffisant à la tâche et la situation s'aggrave le 19 septembre avec l'encerclement de Paris par les troupes prussiennes.

Ce sera la sortie de Gambetta en mongolfière,  qui ne réussira pas d’avantage dans cette mission.

 

 

 

 

La rue Costel Laurent

ex rue du boutoir-

par décision prise en conseil municipal le6 août 1899, maire: Jean Félix Gigon

 

Présentation de la famille

 

Edme Hospice Costel est né à Saint-Mards en Othe en 1790

Il était notaire & membre du conseil d’arrondissement du canton d’Estissac, où il  est décédé en 1859-

Il était le parrain de grosse cloche(*) de l’église baptisée en 1839

 

Son épouse, née Laurent-Lesseré lègue, le 15 août 1878, la somme de 1000 francs au bureau de bienfaisance, que son fils

 

Victor Judith Costel ,

président honoraire du tribunal civil de Troyes transforme  en une rente de 50 francs au profit des pauvres

( Victor est l’époux d’Eloïse de Salligny,

propriétaire de la recette, rue des soupirs)

 

Le conseil municipal par délibération du 6 août 1899 baptiste

la rue du boutoir au nom de  Costel Laurent

 

le 15 août 1878, Victor, en reconnaissance fait un don

de 300 francs à la commune.

 

(*) marraine Anne Victoire  Mimey, épouse de Nicolas Vertu, chirurgien

 

La famille est inscrite au tableau des bienfaiteurs

 

 

la place  Laurent Lesséré ex place de l'hôtel de ville

par décision prise en conseil municipal le 21 avril 1881, maire: Charles Manchin

aujourd'hui c'est la rue rue desservant l'école de garçons

qui perpétue son nom

(elle relie la rue Eugénie Geoffroy à la rue Léon Gambetta)

 

Bernard Victor Laurent , né en 1794, veuf de Rosalie Lesséré, fut maire , président du tribunal de commerce, membre du bureau de bienfaisance à Auxerre,possédait d’importantes

propriétés de famille à Estissac.

Il était chevalier de la légion d’honneur

1878 il fait un don de 1000 francs à la commune d’Estissac pour l’aider à payer les impôts de guerre

1879, par testament du 20 mai 1879, par devant notaire maître Leliepvre à Auxerre il lègue :

- à la fabrique de l’église d’Estissac une rente annuelle de 200 francs pour faire dire des messes basses chaque jour anniversaire de son décès, le  28 décembre ( 1885)

-à la fabrique de l’église de Thuisy, un don de 50 francs, charge à la  commune d’apposer une plaque à la chapelle de la Vierge de l’église d’Estissac pour rappeler ces legs

- au bureau de bienfaisance une rente annuelle de 600 francs, pour que chaque année, à l’approche de l’hiver, soient distribués habits, chaussures, et  pain aux indigents

21 avril 1885, il fait don à la commune d’un terrain pour construire

l’hôtel de ville et la maison de justice


-1883 il fait don d’un terrain pour construire l’école de garçons

- 1885 il fait don de 50 francs  pour attribuer :

 30€ à l’élève qui aura le plus grand nombre de points au certificat d’études primaires, et 20 € au 4ème ou au 5ème

 

la famille Laurent-Lésserré

est inscrite au tableau des bienfaiteurs de la commune

 

 

 

la Rue Victor Hugo

La rue de Marly devient la rue de Neuville,

par décision municipale du 6 août 1899, puis la rue Victor Hugo,

par décision municipale du 20 août 1899, maire : Jean Félix Goujon

 

Victor Hugo, fils de général d’empire, né le 26 février 1802 à Besançon -mort le 22 mai 1885 à Paris.

 

Victor Hugo le dramaturge:

il renouvellle le genre, non sans une contestation du milieu artistique :Cromwell, Hernani, Lucrèce Borgia, Marie Tudor, Ruy Blas...

Victor Hugo le poète:

Odes & ballades, feuilles d’automne, les contemplations,

la légendes des siècles....

Victor Hugo, le romancier,

Notre dame de Paris, les misérables, les travailleurs de la mer,

quatre vingt treize...

L’écrivain : avec ses relations de voyages

 

En 1841, il est élu académicien à la 3ème tentative, (sa canditature fut férocement combattue par certains académiens  opposés au romantisme)

 

L’homme & les arts

En peinture, il plaçait au premier rang Michel-Ange & Rembrandt .

Il exécutera lui-même 3500 croquis, dessins, illustrations.

 La musique de Beethoven & Glück lui inspirait la plus grande admiration.

Il marqua un grand engouement pour la photographie, qui en retour , fut  l’un des éléments contribuant à sa notoriété

L'homme & la religion

Croyant en Dieu, il se forgera sa religion, hors des carcans de l’église

Victor Hugo, homme politique

Il consacrera un tiers de son temps à cette activité, de1848 à 1851, puis 1876 à 1881 en parcourant toute la gamme des opinions de la droite à la gauche, qui le conduira à un exil de 19 ans sous le règne de Napoléon III, mais qui grandira son image.

A son crédit, ses prises de positions sur :

 la création des états unis d’Europe, la ségrégation sociale, le pillage de palais d’été à Pékin par les troupes françaises & anglaises, la ligue pour les droits de la femme-(dont il acceptera la présidence d’honneur)

 la Serbie, l’occupation du Mexique par les troupes françaises,

( mais plaidera pour la grâce de Maximilien 1er), le drame polonais,

le travail des enfants, la misère, l’école laïque & gratuite,

le droit de vote universel, le maintien de la culture,

le soutien à Garibaldi, l’abolition de la peine de mort, les défenses de: Louis Rossel, Henri Rochefort, Louise Michel ;

très sceptique sur la pacification militaire de l’Algérie, il restera silencieux lors de l’abolition de l’esclavage en 1848.

L’homme

Ses débuts modestes, l’inclinèrent  à une âpreté au gain, subvenant infailliblement , par ses seuls moyens, aux besoins de 11 personnes,

( famille & maitresses  incluses), millionnaire au faîtes de sa carrière,

il gère sa fortune en « bon père de famille »( en vivant sur les intérêts capitalisés),qu'il consacre  pour une partie significative à la charité par le biais des œuvres & par des dons individuels.

Père de famille aimant, il ne se remettra pas de la mort accidentelle de sa fille & de son mari. Grand père affectueux, il publiera un recueil sur « l’art d’être grand père »

Physiquement robuste & d’un appétit gargantuesque, il s’aguerrit à travers les maux de l’existence, menant une vie saine en avance sur son époque, montant encore à 76 ans, les escaliers 4 à 4. Il échappe à plusieurs accidents et à quelques balles meurtrières .

Grands coureurs de jupons, marié, il aura 2 maitresses officielles et un nombre d’aventures que ses biographes ont renoncé à comptabiliser,

( malgré l’étude de son carnet intime, listant ses conquêtes passagères sous forme codée, avec des appréciations sur la qualité de ses relations « pas toujours élégantes »

Ce monument  incontesté de la littérature, génie créatif & puissant,

le plus populaire de son temps, est victime d’une congestion pulmonaire le 15 mai 1885, et décède le 22 mai.

Ses funérailles nationales du 1er juin furent grandioses : transporté dans le corbillard des pauvres, conformément à ses volontés, il est inhumé au Panthéon (église sainte Geneviève, ayant pour vocation, depuis la révolution de 1789,d’honorer les grands personnages,

le gouvernement anticlérical de 1885  profitera de l'évènement pour la déconfessionnaliser )

 

 

La rue Eugénie Geoffroy  ( veuve Dionnais) ex rue haute

par décision prise en conseil municipal le 10 août 1903, maire: Jean Félix Gigon

 

Eugénie Geoffroy nait le 30 octobre 1818 à Estissac

Le 30 octobre 1898, voulant laisser un souvenir, madame veuve Edme Cyrille Dionnais , passe convention avec le maire Jean Felix Gigon pour le don d’une « horloge de précision à  répétition sonnant les heures & les quarts d’heures, se remontant tous les 8 jours » achat  & pose comprise  et qui sera placée à l’hôtel de ville,

 

Le 22 juin 1899, par devant maître Gateau, notaire à Estissac,

elle fait don à la commune d’une rente annuelle de 90 francs à utiliser comme suit :

-Ouverture de 3 livrets de 25 francs à la caisse d’épargne

-Achat de 3 volumes de 5 francs destinés aux 3 élèves les plus méritants des écoles laïques d’Estissac & de Thuisy, âgés entre 10 & 12 ans, choisis dans la classe ouvrière la plus nécessiteuse, ayant au moins 5 ans de résidence dans la commune

 

Dans cet esprit, est organisé, après les examens du certificat d’études primaires, un concours ouvert aux enfants choisis

par le conseil municipal

 

Eugénie Geoffroy , décédée le 30 juillet 1901,

est inscrite au tableau des bienfaitrices

 

 

Avenue Jean Hector

ex rue du grand chemin, puis route de Troyes

par décision prise en conseil municipal le 6 août 1899, maire: Jean Félix Gigon

Jean Hector né en 1816 à Chailley-Yonne, officier de santé et membre du conseil municipal d’Estissac,lègue toute sa fortune à la commune, qui sera évaluée, à sa mort le 22 novembre 1862, à 132000 francs

Par devant notaire, maître Roussin, le 31 décembre 1861, il effectue différents  dons à des particuliers,

puis détaille la donation à la commune :

«  ..je donne en toute propriété après la mort de ma femme

Caroline Délépine, tout ce que je possède à la commune d’Estissac,

à la condition qu’elle rachète tout le terrain situé entre le lavoir publicet la maison du père Grados,  pour y établir un marché à bestiaux qui sera disposé en promenades publiques et embelli par des plantations et empierrements, qui  rendront cette place aussi viable que possible, et à laquelle j’exige qu’on donne le nom de place Caroline.

Elle sera close sur la chaussée seulement d’une grille en fer, fermée par une porte monumentale surmontée d’un écusson qui portera le

nom de la place. Si la commune ne se conformait pas à mon vœu, la donation que je fais serait nulle et retournerait de plein droit à l’hôpital de Troyes.

Le reste de ma fortune en argent sera placé en rentes perpétuelles sur l’état, ces rentes seront distribuées en argent par le conseil municipal aux indigents des deux sexes et de toutes religions, excepté aux ivrognes. En disant que je donne ce que je possède à la commune d’Estissac, j’entends dire que c’est ma fortune en argent »

Epilogue :

Les grilles sont l’œuvre de M Chappé, d’après les plan de M Germain, architecte ; les travaux seront terminés en 1909

pour un coût de 52298 francs

Jusqu’en 1953, il sera attribué 5 dons de 200 francs  aux nécessiteux

 

Jean Hector figure au tableau des bienfaiteurs

 

assassiné

le 24 juin 1894 à Lyon

par l’anarchiste Casero,

il est inhumé  au Panthéon

la rue

Sadi Carnot 1837- 1887-ex rue neuve(*)

par décision prise en conseil municipal

le 6 août 1899, maire: Jean Félix Gigon

 

Fils d’Hyppolite Lazare,

l’un des fondateurs de la IIIème République,

 

Sadi Carnot est né à Limoges;

ingénieur des Ponts & Chaussées,

il est nommé Préfet  par Léon Gambetta,

puis commissaire de la République;

député de la Côte d’Or,

il est sous secrétaire d’état de 1878 à 1881,

ministre des travaux public en 1885, 

puis ministre des finances

jusqu’en décembre1886.

Il est élu 4ème Président de la République,

le 3 décembre 1887 comme candidat honnête

& effacé pour succéder à Jules Grévy,

mais surtout pour faire barrage  à Jules Ferry

 (*) où se tenait la foire aux vaches

 

rue  de la République

&  place de la République( place de la maison de santé)

par décision prise par le conseil municipal en 2020 , maire: Annie Duchêne

La Ière république, bien que non proclamée officiellement ,est  déclarée « une & indivisible » et prend effet le 21 septembre 1792,

en datant tous ses actes de l’an I.

Se dotant  d’une constitution en l’an II, (1793), elle est dirigée par :

 - un comité de salut public jusqu’en l’an IV (1795)

-un directoire, constitué de 3 directeurs jusqu’en l’an VIII ( 1799)

- un consulat jusqu’en l’an XII ( 1804)

Sous l’empire le nom de la République tombe en désuétude

à partir de 1808

 

La IIème république proclamée, le 24 février 1848 à la chute du roi Louis-Philippe, élit son premier président, Louis-Napoléon Bonaparte,

au suffrage universel censitaire , pour un mandat de 4 ans non renouvelable, ce qui l’incite à provoquer son coup d’état

du 2 décembre 1852

Conséquences: la classe politique refuse pendant plus de 100ans, l’élection d’un président au suffrage universel 

 

La IIIème république est proclamée le 4 septembre 1870

par Léon Gambetta, et gérée sous le contrôle de deux assemblées:

d’abord par un gouvernement de défense nationale, avec le général Trochu à sa tête, puis par Adolphe Thiers, président élu par acclamation. Lui succéderont :

 mac Mahon, Jules Grévy*, Sadi Carnot,

Jean-Paul Casimir-Périer, Félix Faure,Emile Loubet*, Armand Fallières*, Raymond Poincaré*, Paul Deschanel, Alexandre Millerand,

Gaston Doumergue*, Paul Doumer, Albert Lebrun*

* les seuls à terminer leur mandat

 

Devant l'invasion allemande, l’assemblée vote le10 juillet 1940

les pleins pouvoirs à Philippe Pétain,

qui s’auto-proclame le lendemain « chef de l’état français »,

mettant un terme à la république.


 

La IVéme république voit le jour 27 octobre 1946, avec pour présidents Vincent Auriol, puis René Coty.

Fidèle au régime parlementaire institué par la IIIéme république, elle ne surmonte pas la difficulté de dégager un combinaison politique stable. Ebranlée par l’échec de la guerre d’Indochine, elle ne survit pas aux crises provoquées par la guerre d’Algérie et tombe le 4 octobre 1958

 

La Véme république marque une rupture avec le régime parlementaire  en renforçant le pouvoir présidentiel.

 Régie par la constitution du 28 septembre 1958 approuvée par voie référendaire, Charles de Gaulle, appelé au pouvoir,

est réélu au suffrage universel direct en 1962.

Ses successeurs: Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing,

François Mitterand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron

 

 

Rue de l’épine aux isles

Bordant la rive droite du Bétrot, elle menait à la piscine de plein air aménagée sur une ancienne carrière de sable

 

Place des anciens combattants

A la mémoire des combattants de toutes les guerres,

elle se situe à l’emplacement 

de l’ancien presbytère devenu trop vétuste,

Sur cette  propriété ont été érigés

Le monument aux mort , en 1922

La poste & les bains douches vers les années 1950,

et le gymnase sous le mandat de Léon Bruley, maire

dans les années 1930 ?

 

la rue Paulin Aubert à Thuisy , hameau d' Estissac

 

Paulin Aubert  né le 23 février 1894 à Estissac,

a exercé le métier de bonnetier; marié, quatre enfants,

il est déporté au camp de concentration de Flossenbürg au cœur de la forêt du haut Palatinat en Bavière,

à 800 mètres d’altitude où le travail imposé

tourne autour de deux grands axes :

-L’exploitation de  gisement de granit à proximité du camp, 

le forage de tunnel et d’usines souterraines.

-L’industrie de l’armement, en particulier dans l’aéronautique

avec des usines de Messerschmitt

Plus de 100 000 détenus ont été internés  dans ce camp,

dont 5344 français ( 4475 hommes & 965 femmes)

 Plus de 2400 d’entre eux ne reverront pas la France,

à l’instar de Paulin, mort d’épuisement & de maladie le  4 août 1944

 

Une rue de Thuisy, où il résidait porte son nom

 

 

                    la rue Marguerite Flavien - ex rue traversière

 par décision prise en conseil municipal le 24 novembre 1944 , maire: Georges Noël

                Marguerite Buffard  – 20 juin 1912 – 13 juin 1944

        sortie majore de l'école normale supérieure de jeunes filles-

               promotion 1932- est agrégée de littérature et de philosophie.

           En 1935, elle est nommée professeure à Colmar puis à Caen

                              où elle adhère au parti communiste.

      Mutée à Grenoble puis à Troyes  pour son appartenance au PCF ,

                       elle épouse Jean Flavien en août 1939,

            exploitant agricole, syndicaliste paysan et militant communiste.

        La même année Marguerite Flavien est révoquée de l'éducation nationale  

                                 pour son engagement politique

              elle reprend  alors l'exploitation agricole familiale

                de Voué dans l'Aube. (son mari étant mobilisé)

        Arrêtée une première fois en 1940, elle est sauvée par l’exode

           Arrêtée en1942, elle est internée au camp de la Lande de Monts

                     puis au camp de Mérignac d'où elle s'évade

                          En décembre 1943, elle rejoint Paris

     puis  assure la lourde responsabilité  de  la direction du 2ème bureau des francs tireurs et partisans( FTP)à Lyon.Faisant confiance à un  sbire placé par Touvier(*) dans l'organigramme, elle est dénoncée et                       arrêtée le 10 juin ; pour ne pas parler sous la torture,

                                       elle se défenestre le 13 juin

                                Elle était l’amie de Betty Dié-Ibanez

(*)Paul Touvier, triste sire de la collaboration, chef de la milice lyonnaise  est condamné à mort en 1947.En cavale, il est gracié en 1971 !.

 Arrêté en 1989, il est condamné à la réclusion perpétuelle, pour crime contre l'humanité. Mort à Fresne en 1996

 

 

la rue Roland Barbeaux à Estissac

ex rue des filles

par décision prise en conseil municipal le 11 décembre 1944 ,

maire: Georges Noël

 

Roland Barbeaux est né 23 juillet 1908 à Bar sur Seine.

époux de Renée Trémouillat,

il exerce la profession de marbrier à Estissac.

Résistant, accompagné de André Néron, ils se portent le 21 août 1944

au devant des américains qu’ils croyaient toujours à Fontvannes,  

surpris par le retour des allemands, arrêtés dans le cimetière ,ils sont obligés de descendre le drapeau tricolore suspendu au clocher de l’église.

Ils sont emprisonnés à la Rivière de Corps, où  ils sont fusillés le 25 août,

avec Roger Venelle, Floria Paquet, Jacques Germain, de Fontvannes, Edmond Duffaut de la Chapelle st Luc &  Marcel Mansuy de Savières

 

Roland Barbeaux avait 36 ans

 

la rue  André Néron à Estissac

ex rue du duc , ex rue du temple depuis 1899

par décision prise en conseil municipal le 11 décembre 1944 ,

maire: Georges Noël

 

André Néron est né le 11 décembre 1901 à Sommeval

Son certificat d'étude en poche à 13 ans,

il vient travailler en bonneterie à Estissac, s’y marie et s'y établit..

N'acceptant pas l'occupation allemande, il s'engage  dans le

« corps franc des forces françaises de l’intérieur F F I »

au sein du réseau « action de ceux de la libération »,

il est toujours volontaire pour les missions dangereuses que lui confie le colonel Alagiraude, plus connu sous le nom de

« commandant Montcalm »

Il est arrêté et fusillé dans les mêmes circonstances que Paulin Aubert

le 25 août;

il avait cinq enfants

 

 

 

 

la rue Henri Millet  à Estissac

ex chemin de la charité

 

Né à Estissac le 18 janvier 1926, Henri Millet est un jeune  homme plein d’allant que l’on retrouve  gymnaste  à la Patriote.

Le certificat d’études en poche, il travaille en boucherie, mais dès l’âge de 16 ans, il entre dans la résistance en intégrant le groupe Chabin, dit "tatave » dans la Nièvre, et exécute avec sang froid les missions qui lui sont confiées. Dénoncé par la milice le 9 mars 1944, il est livré une mois plus tard à la gestapo.C’est alors le long voyage dans les funestes wagons à bestiaux pour Buchenwald, puis Neuengamme.

C'est la vie atroce des camps, la sous alimentation, les maladies, le travail jusqu’à épuisement. Libéré le 18 avril 1945, il ne peut rétablir sa santé et décède au camp de Sandbostel le 10 mai suivant.

Sa dépouille rapatriée le 14 janvier 1960, ses obsèques seront célébrées en présence de Betty Dié d’Estissac-( maire de 1959 à 1965).

 

 Buchenwald - dans le Thuringe -camp crée en 1937- il comptait alors 139 détenus germanophones, il en comptera jusqu'à 86000  de toutes nationalités en 1944 (les français étaient particulièrement mal vu)

- 238980 détenus ont été immatriculés dans ce camp

- 56545 ne reverront jamais le sol natal

Ce camp était le vivier d'une main d'oeuvre gratuite pour les chantier & les usines d'armement- cliquez ici


Neuengamme-  territoire d'Hambourg -

106000 détenus hommes & femmes -

55000 d'entre eux n'en reviendront pas- cliquez ici

 

Sandbostel- en Basse Saxe -le mouroir de Neuengamme

cliquez ici

 

 

 

 

le rue Louise Thomas-Bernard

ex rue du presbytère à Thuisy

par décision prise par le conseil municipal en 2020 , maire: Annie Duchêne

Louise Amandine Thomas est née le 24 février 1910 à Thuisy

       Très vite le prénom de Louisette sera le sien. Son enfance se déroule entourée de ses parents, Auguste & Amandine THOMAS,

et de ses frères & sœurs

C’est une vie simple d’enfant de la campagne, où le travail à la ferme, rythmé par les saisons, ne manque pas.

Louisette fréquente l’école communale mixte de Thuisy, en un temps où la vie scolaire ne dépasse pas l'âge de 12 ans.

Elle rencontre Justin Bernard; ils se marient le 6 octobre 1928

et s’installent à Thuisy, vivant des moments heureux

portés vers les autres.

Louisette travaille comme remailleuse aux ets Bruley à Estissac, elle possède le permis de conduire, ce qui est peu commun pour l’époque .

La guerre éclate, refusant de voir leur pays envahi, portés par leurs sympathies communistes, Louisette & Justin rejoignent  les francs tireurs partisans –F T P-, puis les forces françaises de l’intérieur -F F I Dénoncés, Louisette & Justin sont arrêtés par la gestapo

le 16 janvier 1943.

Transférée dans plusieurs prisons française , Louisette sera incarcérée

le 1er mars 1943  au camp de femmes& d’enfants  tristement célèbre : Ravensbrück, dans le Brandebourg, sous le matricule 19411

Habile de ses doigts, Louisette travaille 18 heures par jours pour l’armée allemande;  malgré les humiliations, privations, et sévices, elle reste une femme debout et déterminée. Le camps est libéré par l’armée rouge le 30 avril 1945; prise en charge par la croix rouge danoise, elle réapprend doucement à vivre après l’horreur ; le 24 juillet 1945, elle retrouve la France, son village, Justin, lui aussi de retour des camps mais gravement malade des poumons, elle reprend sa vie en main, 

et retrouve son métier de remailleuse

Ne pouvant avoir d’enfant, Louisette & Justin consacrent tout leur temps disponible auprès des jeunes filles d’Estissac, dirigeant une équipe de baskett qui deviendra championne de Champagne

A 60 ans, Louisette, met un terme à ses activités sportives, pour se consacrer aux soins de son époux gravement malade qui décède le 13 septembre 1973.Elle choisit alors d’habiter dans le nouveau lotissement de la rue des mésanges à Estissac,

où elle aime recevoir son amie Réjane, et tous ses amis déportés.

En 1984, elle accomplit  son rêve  de voyage  en Russie, qu’elle visite en compagnie de sa petite nièce, Sandrine.

Voyage qui bercera pour longtemps ses souvenirs.

A 96 ans, elle se résigne  à quitter son cher village pour la maison de retraite d’Aix en Othe, où elle fêtera ses 100 ans,

entourée de sa famille et des résidents.

Louisette nous a quitté le 24 mars 2012 à l’âge de 102 ans,

emportant avec elle ses souvenirs extraordinaires,

faite de moments de joie et de souffrances extrêmes.

Pour ceux qui l’on connue, Louisette restera une femme libre : libre dans ses choix, libre de parler ou non de son vécu dans les camps

 

 

-source: discours inaugural de la plaque portant son nom en  2020

-le camp de Ravensbrück cliquez ici

 

 

la rue Caroujat Borgnat -

ex grande rue de Thuisy

par décision prise en conseil municipal le 20 novembre 1924, maire: Léon Bruley

 

Jules Martin Caroujat est né le 11 novembre 1842 à Thuisy

Il était percepteur des contributions directes

 

Il a institué un don annuel consistant:

-en 2 prix de 134 Francs

aux 2 élèves les plus méritants de l'année, âgés de plus de 12 ans fréquentant l'école mixte de Thuisy

Ces prix étaient décernés fin juillet sous la halle d'Estissac

 

- en un don de 5 Francs  à une jeune fille désignée  par 2 membres du conseil municipal tirés au sort

Elue rosière de l'année elle devait entretenir la chapelle de pierre au cimetière de Thuisy

Le 23 octobre 1967, il est décidé de surseoir à cette tradition, charge à la municipalité de fleurir la tombe à la Toussaint, et d'entretenir la tombe

 

Jules Caroujat est décédé à Mézières en Brenne-Indre & Loire

le 8 septembre 1904

 

Cette donation sera  pousuivie par

Louise Anne Borgniat, son épouse jusqu'à son décès

en 1915 à Hyères -Var

 

Ils sont inscrits au tableaux des bienfaiteurs de la commune

 

 

 

 

La rue des moulins  devient la rue

Pierre Brossolette

25 juin  1903 - 22 mars 1944

par décision prise en conseil municipal

le 11 décembre 1944 , maire: Georges Noël

 

Publiciste & homme politique,

il fut  l’un des membres les plus actifs de la résistance intérieure,

héros de la première heure,

il est arrêté par la Gestapo en 1944 ; torturé,

il se donne la mort pour ne pas parler.

 

Il repose au Panthéon depuis le 27 mai 2015

 

la rue général Leclerc 

ex rue de la chaussée, puis avenue de la gare

autorisé à se nommer Leclerc de Hautecloque par décret 11 novembre 1945

 

Philippe François Marie de Hautecloque naît

le 22 novembre 1902 au château de Belloy,

commune de Belloy saint Léonard dans la Somme.

Capitaine breveté en 1940, deux fois blessé, prisonnier, il s’évade et rencontre, après maint péripéties, le général de Gaulle à Londres

le 25 juillet 1940 sous le nom de guerre « François Leclerc »

Cet officier non conformiste et brillant, reprend les armes en Afrique où il s’autoproclame colonel. Par un raid audacieux, cet organisateur et stratège hors pair enlève Koufra aux italiens.

Général de brigade en 1941, il  entraîne, en 1943, ses troupes,,

dans les campagnes de  Lybie et de Tunisie.

Général de division, en 1944,placé sous les ordres du général Patton,

il dirige la 2ème division blindée, (la célèbre 2ème DB), qui fait partie du débarquement dans le Cotentin, et prend une part glorieuse dans la libération d’Alençon, d’Argentan, de Rambouillet

Sa marche sur Paris, où l’on se bat depuis le 19 août 1944,

entraîne  la capitulation du général von Choltitz

Poursuivant sa mission, il libère l’Alsace, et entre à Strasbourg

le 23 novembre 1944, (fidèle à son serment de Koufra du 2 mars 1941),

 il  achève son épopée à Berchtesgaden.

Nommé commandant supérieur des troupes françaises en Extrême Orient, il fait solennellement ses adieux à son unité le 22 juin 1945.

 Ne pouvant entrer en Indochine qu’après les anglais et les chinois,

il signe cependant au nom de la France la capitulation du Japon.

Il reprend Hanoï où il rencontre Ho Chi Min avec lequel il s’entend bien, car favorable à une résolution de la crise par voie politique…...

Inspecteur général des forces françaises en Afrique du Nord, il périt avec son état major dans un accident d’avion lors d’une tempête de sable, près de Colomb-Béchar, le 28 novembre 1947.

Il est inhumé aux Invalides.

Il est élevé à la dignité maréchal à titre posthume en 1952

 

histoire détaillée cliquez ici

 

 

La place Betty  Dié-

( Jeanne Rolande Ibanez),

militante du parti communiste rejoint son compagnon Fernando

au maquis de Saint-Mards-en-Othe où elle participe aux combats

du 20 juin 44, puis à ceux de la Libération.

Egalement investie dans l’action aux côtés de « femmes françaises »,

elle occupe la fonction de maire à Estissac, de 1959 à 1965.

 

Fernand Ibanez -26 octobre 1919-24 septembre 2020

Né en Espagne, arrivé en France dès son plus jeune âge.

nous le retrouvons à Saint-Mards-en-Othe,

où son père exerce la profession d'agriculteur.

Il s’engage  le 26 juin 1939 dans l’armée de l’air à Dijon.

Il est  en Syrie pendant l’invasion allemande et décide, lors d’une permission, de ne pas rejoindre son unité,Clandestin dès 1940,

il participe activement à la structuration de la résistance en Pays d'Othe sous le pseudo de" Nando,"notamment au sein

du bureau des opérations aériennes (BOA).

Aux côtés d’Édouard Baudiot (Marius) et de Gabriel Couillard (Bihel),

il va animer sans relâche, et avec tous les risques inhérents à la clandestinité, le maquis de Saint-Mards, qui deviendra essentiel à la libération du département et de la France.

Après l’attaque allemande de ce maquis, le 20 juin 1944, il assure le commandement  de la compagnie Pellerin nouvellement crée.

Cette compagnie, rattachée aux unités de l’armée de Patton,

brille dans les combats de Nancy, Metz, Thionville, Forbach, Sarreguemines et Bingen (Allemagne)

Démobilisé en mai 1946, il devient, en 1947, secrétaire de la section

de l’ANACR d’Aix-en-Othe avant d’intégrer le bureau fédéral ,

puis devenir responsable départemental de l’Aube et le Jura.

 

La rue Jean Fresne - ex rue des ormeaux

Jean Fresne naît le 11 janvier 1925 à Rosnay-l’hôpital - Aube

Sa  famille s'installe  à Estissac en 1926 dans l’exploitation d’une ferme, où il aide ses parents au sortir de l’école.

A 19 ans il s’engage au maquis de Mussy-Crancey sous les ordres du commandant Bernet ( alias Marceau)

et du lieutenant colonel Alagiraude ( alias Montcalm)

Ce maquis atteint un effectif de 1080 résistants le 6 juin 1944

Le 2 août, vers les 4 heures du  matin, l’armée allemande déclenche une attaque qui se poursuivra jusqu’au 3 août, date à laquelle

Jean Fresne est tué à la ferme du réveillon,

à Charrey sur Seine, en  Côte d’Or

Le maquis décroche  en échelon en se donnant rendez vous à la maison forestière de la forêt de Charme-Boullerain-côte d'Or-

où est décidé la dissolution temporaire du groupement.

 

 

la rue Jules Fromont ex rue de Neuville

 

Né en 1895 à Nanteuil- les-Meaux - Seine & Marne

Jules Fromont , l'époux de Gervaise Moreau,

travaille en bonneterie à Estissac .

Au cours d'une perquisition, les allemands découvre chez lui une petite imprimerie à gélatine qui servait à la société musicale

dont son père était le chef.

Il n'en fallait pas plus pour l'arrêter & le destiner  au camp de concentration, il meurt étouffé dans le train de la mort qui le conduisait à Buchenwald

 

C'était en 1943, il avait deux enfants

 

 

 

 

Place Charles de Gaulle

-ex jardin du presbytère,

où fut décidé par référendum l’emplacement du monument

-ex place de la poste

Militaire- écrivain militaire-

homme d’état


Lille

22 novembre1890-

Colombey les 2 églises

9 novembre 1970

 

Saint – Cyrien, il apprend le métier sous les ordres du colonel Pétain,

qu’il retrouve  au 33ème régiment d’Arras en 1912.

Muté au front ; il est blessé à trois reprises, laissé pour mort, le lieutenant est en réalité fait prisonnier en 1916, et tente

5 évasions sans succès.

 

Il ne sera libéré qu’à l’armistice

 

Muté directement en Pologne, après le conflit,le capitaine revient en France en 1921 pour épouser

Yvonne Vendroux,

qui lui donnera 3 enfants..

 

Affecté en 1931 au secrétariat général de la défense où il s’initie aux affaires de l’état, il réfléchit aux réformes de l’armée et des relations avec la politique.( Marqué notamment par la l’impact des chars sur la décision finale lors du 1er conflit mondial, il sera le chantre, peu écouté, de la création de divisions blindées)

Colonel en 1937, il commande un régiment de chars, puis assure en 1939 le commandement par intérim de la division blindée de la 5ème armée. Il s’illustre en 1940. Nommé général  le 1er juin 1940, il est appelé comme sous secrétaire d’état à la défense sous Paul Reynaud. Apprenant sa démission le 16 juin,  au profit du maréchal Pétain signataire de l'armistice, il part à Londres le 17 juin, avec l’aide de Churchill, pour organiser la résistance,

dont il sera l’inspirateur & le chef du dehors :

 

 -de Londres (l’appel du 18 juin), où il constitue le comité national français, sorte de gouvernement provisoire dont il s’attribue la présidence, il organise ce qui deviendra les forces françaises libres - FFL,  resserrant à partir de  1942 les liens entre la France libre  et la France occupée, en chargeant Jean Moulin d’organiser le comité national de la résistance -CNR –

représentant toutes les tendances politiques.

 

-puis d’Alger à partir de mai 1943, où mal aimé des américains, il partage  la direction avec le général Giraud, qui s’effacera assez vite.

Le 3 juin 1944, il crée le gouvernement de la république française

Le 20 août il débarque à Cherbourg, le 25 août il installe son gouvernement dans le Paris libéré,

signifiant que Vichy n’était qu’une parenthèse

Le 10 décembre il signe un traité d’alliance avec l’URSS

Le 13 décembre, il est élu chef du gouvernement ; en divergence avec une partie de l’assemblée sur la conception de l’état & du rôle des partis, il démissionne de ses fonctions, et crée le parti du rassemblement pour le peuple français –RPF (il mène campagne pour la réforme de la constitution, obtenant un gros succès en 1951, démenti par un recul considérable en 1953. Il commence alors sa  « traversée du désert »qui  prend fin en 1958, sur l’appel du président Réné Coty pour résoudre la crise consécutive à l’affaire algérienne. Le 1er juin il fait approuver la nouvelle constitution par référendum.

Le 8 janvier 1959, il est élu président de la république. Nanti de pouvoirs très importants, il accorde l’indépendance aux colonies, et soumet sa politique algérienne au référendum, en 1961. Du putsch des généraux d’Alger, échappant à un premier attentat,

il en ressort avec un pouvoir illimité.

19 mars 1962 la signature des accords d’Evian reconnait  l’indépendance de l’Algérie.

La même année, il est élu président au suffrage universel, et infléchit sa politique extérieure en se rapprochant de l’Allemagne, s’oppose un marché commun étendu, en refusant surtout l’entrée

de la Grande Bretagne, mène une politique nationale indépendante, en secouant le joug américain, en améliorant sans cesse les relations avec l’URSS et en se dotant de la force nucléaire. Son objectif : rétablir la grandeur de la France jusqu’à l‘Oural, de Paris à Tamanrasset .

Il reconnait la Chine et entretient des rapports confiants

avec le tiers monde.

Il échappe à un second attentat.

1965 il est réélu au second tour face à François Mitterrand

1968 la crise intérieure le pousse à

- dissoudre l’assemblée, les élections lui apportant une majorité

- mettre en chantier des réformes compromises par la crise financière,

& appelle  à un plan d’austérité

1969 désireux d’accélérer la régionalisation et réformer le sénat, et peut être pour tester sa popularité, il organise un nouveau référendum où le non l’emporte. Fidèle à sa parole, il se démet de ses fonctions au lendemain des résultats et se retire à Colombey les 2 églises,

où il décède le 9 novembre 1970.

Ses obsèques, qu’il voulait privées, (sa famille, les compagnons de la libération, les habitants du village) donnèrent lieu à des manifestations nationales & internationales

 

L’écrivain militaire :La discorde chez l’ennemi 1921 -

au fil de l’épée 1932-vers l’armée de métier 1933-

la France & son armée 1938

-mémoires de guerre -1954-56-59 L’effort -publié en 1962 –

mémoires d’espoir 1970, sa disparition laissant le tome II  inachevé

 

Que dire de ses relations avec Churchill, chacun oeuvrant dans l’intérêt de son pays, l’un tourné vers l’Europe, l’autre gardant plusieurs fers au feu, toujours au plus près des américains, tout en soutenant de Gaulle contre vents & marées. Admiratif du grand homme, de Gaulle se rendra à ses obsèques en tenue de général. Tout un symbole.

 

 

Place François Mitterrand-

Ex place de l’hôtel de ville,

ex place Laurent Lesséré

 Jarnac 26 octobre 1916-

Paris 8 janvier 1996

homme d'état - écrivain

 

Avocat de formation,

il est sergent-chef au 23ème régiment d’infanterie sur la ligne Maginot, vers Montmédy. Blessé le 14 juin 1940,

il est capturé par les allemands à l’hôpital de Lunéville, prisonnier sous le matricule 27716  au stalag IX-A  dans le Hesse, il participe à la rédaction du journal du camp.

Après 2 tentatives d’évasion, repris à Metz, il est incarcéré à Boulay en Moselle, la 3ème tentative du 10 décembre 1941 est la bonne,

et il gagne la zone libre.

Sous le régime de Vichy, où  il ne fait pas mystère de son admiration pour le maréchal, il travaille de janvier à avril à la fédération des associations d’anciens combattants qui reprend la propagande pétainiste, puis comme agent contractuel au commissariat au  reclassement  des prisonniers de guerre ; sous l’influence d’anciens évadés  son basculement vers les rangs de la résistance est en cours.

Il fournit des faux papiers pour faciliter l’évasion des prisonniers en Allemagne, jette les premières bases de son réseau, le RNPG, recueille des renseignements utiles pour les alliés, sur les arrières allemands, prend contact avec la France libre. Fin 1942 il retrouve son amiPierre Guilain de Bénouville, résistant lié à Combat

& au noyautage des administrations publiques.

Janvier 1943, François Mitterand démissionne du commissariat lorsqu’il est dirigé par un partisan de la collaboration. Conseillé par Pierre Bloch du BCRA (*), il conserve un poste à la tête des centres d’entraides,

accepte la francisque pour ne pas attirrer l'attention & conserver un poste centralisant les informations utiles à la résistance, et se rapproche de la puissante ORCA (*),

(*) BACRA Bureau Central de Renseignements et d’Actions  de Londres

(*) ORCA Organisation de Résistance de l’Armée

 

Le 28 mai 1943 marque sa rupture définitive avec le régime de Vichy en basculant ouvertement vers la France libre, sur un coup d’éclat lors d’une réunion publique et doit prendre la fuite, échappant à une arrestation de la GESTAPO. Sous le nom de code « Morland (*)» il est exfiltré vers Londres le 15 novembre 1943, puis se rend à Alger où il rencontre de Gaulle, une rencontre qui ne laisse pas un bon souvenir aux deux hommes. Le général admet finalement le point de vue de Mitterrand. Chargé de mission de 1ère classe il rend compte de tout au chef de la France libre.

(*) il utilisera aussi les pseudonymes de Purgon, Monnier, Laroche,

capitaine François, Arnaud et Albre

En 1944, après un nouveau passage à Londres, il revient en France pour diriger le groupe de résistance des prisonniers de guerre déportés et participe à la libération de Paris, le 25 août,

et à celle des camps nazis.

Nommé, par de Gaulle, secrétaire général des prisonniers de guerre, pendant l’intérim du gouvernement provisoire, il s’engage en politique :

Député de 1946 à 1958, et de 1962 à 1981, sénateur de 1959 à 1962 ; il est 11 fois ministre sous la IVème république, hostile au retour de Gaulle, il passe dans l’opposition pendant plus de 20 ans.

Pour avoir fondé son propre parti

« la convention des institutions républicaines »,

il se présente à l’élection présidentielle qu’il perd au second tour, face à de Gaulle. Premier secrétaire du parti socialiste,

il se représente à nouveau, en 1971,et s’incline au 2ème tour devant Giscard d’Estaing.

Candidat du parti socialiste en 1981, il emporte les suffrages au second tour devant le président sortant. Après avoir appliqué un certains nombre de mesures sociales inscrites dans le programme commun, et aboli la peine de mort, il décide le tournant de la rigueur. Se présentant en européen convaincu, il maintient la France  dans l’alliance atlantique  et la Françafrique,et s’engage à ne pas extrader les anciens terroristes de l’extrême gauche.

La défaite des socialistes de 1986, marque la première cohabitation avec Jacques Chirac

Réélu président face à Chirac en 1988, son mandat est marqué : par un engagement militaire dans la guerre du golfe, l’adoption du traité de Maasgtricht, la 2ème cohabitation avec Edouard Balladur, le déclin de sa popularité par des révélations sur son passé, et sa santé déclinante.

Il décède le 8 janvier 1996

Depuis 1946, il a marqué son attachement à ses amis du  réseau de résistance de Bourgogne, en effectuant chaque année l’ascension de la roche de Solutré.

C’est également dans ce réseau, qu’il rencontra son épouse Danielle Gouze

 

L'écrivain

 les prisonniers de guerre devant la politique 1945 -

aux frontières de l'union française 1953 - présence française et abandon 1957-la Chine au défi 1961- lettre à Anne 1962 - le coup d'état permanent 1964-journal pour Anne 1964- 1995-ma part de vérité 1969-

un socialisme du possible 1971 - la rose au poing et réussir Maastricht en 1973- la paille & le grain 1975 -politique (I) 1977- l'abeille & l'architecte 1978-

ici & maintenant 1980-politique (II) 1982-

réflexion sur la politique extérieure de la France 1986 -

le triomphe d'un révolutionnaire tranquille 1991-

il faut laisser le temps au temps et mémoires à 2 voix 1995 ( avec Elis Wiesel)

de l'Allemagne, de la France et mémoires interrompus 1996

 

 

 

Salle socio culturelle Gilbert Boudin

 

Gilbert Boudin: conseiller général de 1967 à 1973,

& de maire d’Estissac de 1971 à 1989,

les Liébautains lui doivent la construction  de la salle des fêtes en 1975.

Un bâtiment rappelant le style champenois,

avec son toit en basse goutte.

Situé au cœur du village, sur un terrain pris sur le « bois Germette »bordant la rue de la république, elle fut l’une des plus grandes salles du département qui accueillit sans discontinuer, jusqu’en 2020, moult manifestations associatives, festives, professionnelles, sociales & privées.

 

Rue du Préfet Erignac  ex route de Sens

Claude Erignac

Né le 15 décembre 1937 à Mende - 

assassiné  le 6 février 1998 à Ajaccio

 

Licencié en droit public, il sort de sciences Po, en 1962, et est  inscrit sur la liste d’aptitudes aux fonctions de cabinet de préfet. Il est affecté

en Guyane comme chef de cabinet en 1962,le service militaire accompli en 1963-1964, il devient secrétaire général du préfet de l’Yonne en 1964, chargé de mission auprès du secrétaire d’état aux affaires étrangères en 1966, chef de cabinet  du préfet du Jura en 1967, puis de celui du ministre des transports de la même année, du ministre délégué aux Dom Tom en1971, secrétaire général du préfet  de la Martinique en 1971, à nouveau appelé comme chef de cabinet du secrétaire d’état auprès du ministre chargé des relations au parlement.

Nommé administrateur civil de 1ère classe en 1974, nous le retrouvons en Nouvelle Calédonie en 1976, sous préfet d’Avesnes sur Helpe dans le Nord, puis de Roanne, préfet du Gers en 1984, il est affecté  au ministère des Dom - Tom en  1986, puis nommé  directeur de cabinet du ministre de la coopération en 1986.

A partir 1989, il enchaîne les postes de préfets de Meurthe & Moselle, des Yvelines, et de Corse, où il est assassiné de 3 balles dans la tête alors qu’il se rendait à soirée théâtrale.

Une longue enquête  aboutit sur les arrestations échelonnées de 1998 à 2003, de 7 membres dans la mouvance du Front National Corse.

Déboutée à plusieurs reprises, la défense tente de prouver que le tueur, figurant parmi les 7 inculpés, n’est pas celui désigné par la justice.

 

Sources:

notice sur Estissac & Thuisy par Bruley-Mosle édition  1911- enrichie en 1985 par le Syndicat d'Initiative-épuisée définitivement

le net -l'encyclopédie Quillet- les travaux de Iudi Godin

& de Jacques Cousin

 

la notice Estissac Thuisy édition 1911est disponible au format pdf cliquez ici

 

 

Communauté de Communes des Portes du Pays d'Othe - 2 rue Laurent Lesseré - 10190 ESTISSAC - Tél : 03 25 40 42 42

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la rivière Ancre

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Bercenay en Othe

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