



John né Griffith Chaney -Jack London
aventurier-écrivain
Chassée par son compagnon alors qu’elle est enceinte, dont il contestela paternité, Flora Wellman met au monde
John le 12 janvier 1876.
Gravement malade des suites de l’accouchement, elle confie l’enfant à une ancienne esclave Virginia Prentiss, qui sera toujours pour lui,
sa mammy Jenny
le 7 septembre1876, Flora se remarie à John London, un ancien combattant de la guerre de sécession, veuf depuis en 1873,
et père de 7 enfants.
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Pour ne pas créer de confusion entre l’enfant et le père adoptif,
le petit garçon est « rebaptisé » Jack London.
Toute la famille s’installe bientôt à San Francisco.
La dipthérie atteignant Jack & sa sœur Eliza, la famille fuit l’épidémie en déménageant à Oakland, où son père s’installe comme épicier, après avoir exercé les métiers de maçon & de menuisier.
En 1881, nouveau déménagement pour s’installer dans une ferme de location à Alameda, où le père endosse le costume de paysan tandis que sa mère exerce le métier de professeur de musique.
Jack entre à l’école.

1883, nouvel emménagement dans une ferme du comté de San Mateo, pour cultiver pommes de terre & élever des chevaux, une vie dure & laborieuse pour l’enfant, compensée par sa grande joie de vivre avec les animaux
1885, Le père, grâce à un prêt bancaire, acquiert un ranch dans la vallée de Livermore pour élever chevaux & poulets.
C’est là, que Jack découvre les livres, dont « Signa » :
l'histoire d'un enfant de ferme italien sans éducation qui devient un célèbre compositeur d'opéra, la source de son inspiration future.
En 1886, une épidémie de poulets ruine l’exploitation, retour à Oakland, où avec le produit de la vente du ranch,
sa mère ouvre une pension de famille

C’est un tournant majeur dans la vie de Jack, qui se réfugie à la bibliothèque publique, dirigée par la jolie Ina Coolbrith(*),
qui le guide dans ses lectures
(*) après avoir obtenu le titre de « première poétesse de Californie » elle comptera dans le monde littéraire de San Francisco
En 1887, Jack entre au collège, pas pour longtemps… les imprudences financières de sa mère oblige la famille à changer quatre fois de domicile. Le père devient vigile au port de Oakland, Jack est mis au travail, à 9 ans, collectionnant les petits boulots et affrontant la vie implacable de la rue : vendeur de journaux, ramasseur de quilles dans les bowlings, balayeur de jardins publics, livreur de glace,
Sa passion de la lecture chevillée au corps,
il ressent de l’attirance pour la mer
Par son travail, il réussit à s’acheter un esquif à 60 dollars,
et s’engage dans les compétitions à partir de 1888
,
En 1890, son père devenu cheminot est victime d’un grave accident sur la voie ferrée, Jack, le certificat d’étude en poche, est propulsé à soutien de famille, à 14 ans:
une vie misérable l’attend davec d’épuisantes journées de 15heures dans une conserverie de saumon,
Jeune, mais déjà rompu aux réalités cruelles de la rue, costaud pour son âge, il entre dans un univers où il faut s’imposer avec les poings, montrer qu’on est un homme, et pour être un homme, l'une des conditions, c'est de monter qu'on tient l'alcool !!.
En fréquentant les cabarets, il atteint rapidement la réputation d’un « gros buveur »
En 1891, pour échapper au « laminoir » de la conserverie, Jack emprunte 300 dollars à sa nounou « mammy Jenny »

pour s’acheter un sloop, cédé par un pilleur de parc d’huitres rencontré au cabaret,
En recrutant un équipage il pille les parcs d'huîtres pour son propre compte
Grâce à cette vie en marge, il gagne sa vie la nuit, sans jamais se faire prendre, & peut ainsi rembourser sa nounou.
En 1892, catastrophe la grand-voile et le mât de son navire brûlent, puis le bateau est pillé par une bande rivale, Jack London s'associe alors pendant quelques mois, avec un autre pirate pour finalement reprendre le droit chemin en s’enrôlant comme membre assistant d’un patrouilleur de pêche…. traquant les braconniers de la baie de San Francisco....
Sans salaire fixe, il touche la moitié du montant des amendes infligées aux pilleurs & contrebandiers
Accro définitivement à la boisson, il manque de se noyer à l’issue d’une nuit de saoulerie
A l’automne 1892, il quitte la patrouille de pêche pour vivre d'emplois précaires sur le port d'Oakland.

En janvier 1893, il s’engage à 17ans sur une goélette dédiée à la chasse aux phoques, qui le conduit de la mer de Béring, à l’ouest de l’Alaska, jusqu’au japon, engrangeant les histoires de mer racontées par son capitaine,.
A son retour d’expédition en août 1893, nouvelle contrariété, sa famille est ruinée, son père ayant pu toutefois trouver un emploi dans la police.
Pour Jack, retour à l’usine, dans une fabrique de toiles de jute.
Toutefois, sa passion des livres & de l’écriture ne le quittent pas
En octobre, il gagne le concours de composition en prose organisé par le « San Francisco Morning » en relatant son expérience sur la goélette
.
En 1894, Jack est pelleteur de charbon dans une centrale électrique. Ecoeuré en apprenant qu’il fournit à lui seul le travail de 2 ouvriers, pour un salaire 3 fois moindre, il quitte l’entreprise.
Ne retrouvant pas de travail dans une Californie dévastée par une crise financière, il participe à la marche sur Washington avec
« l’armée de Kelley », une « armée » de cent mille chômeurs protestant contre le sous-emploi, afin d’obtenir du président le lancement de travaux publics.
Les leaders sont arrêtés le 1er mai
Quittant la manifestation, il est arrêté à son tour, en juin, pour vagabondage et incarcéré 30 jours dans un pénitencier, dont il gardera un cuisant souvenir. Libéré, il reprend sa vie vagabonde par chemins & voies ferrées, « riche » d’éléments pour son prochain recueil.

En 1895, à 19 ans, il met fin à sa vie vagabonde en reprenant ses études à Oakland ,(il a 5ans de plus que les élèves) qu’il paie en assurant des petits boulots : jardinier, concierge et balayeur du lycée.
et il écrit !!!
Fréquentant les clubs de discussion,
il tombe amoureux de Mabel Appelgarth

Etudiant Karl Marx, & Darwin, entre autres, il verse définitivement dans le socialisme & publie un essai, puis un article économique
.
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En1896, il s’inscrit à l'université d'Alameda et vient à bout, d’un programme de 2 ans… en 4 mois !!! A l’été, avec l’aide de Mabel, il prépare et réussit son entrée à la prestigieuse université de Berkeley en Californie, options anglais, littérature, histoire européenne, écriture, et boxe en sport, et passe avec succès les examens du premier semestre Ne pouvant subvenir aux frais de ses études, il quitte l’établissement en février 1897. |
Arrêté brièvement comme agitateur lors d’une manifestation, il trouve un emploi dans la blanchisserie d’un pensionnat militaire, et recherche sans succès à placer ses nouvelles et articles dans différents journaux.
Le 7 juillet 1897, l’arrivée à San Francisco, d’ un vapeur chargé d’or du Klondike en Alaska déclenche la fameuse « fièvre de l’or »
Jack veut saisir sa chance. Jack & son beau-frère qui a hypothéqué sa maison pour couvrir les frais de cette expédition,emportent chacun une tonne de vivres, pour un an. Découragé par l’ascension du redoutable col Chilkoot dans la chaîne côtière, le beau-frère abandonne au bout de quelques semaines. Un col que franchit Jack en août : sans aide de porteurs, il a fait des allers & retours, dans la partie la plus dure, pour monter au sommet, matériel et provisions.
En septembre, il aborde le lac Bennett au Canada, travaille comme pilote de navire sur le Yukon, accoste en octobre à la cité minière de Stewart River, prospecte et délimite une concession en novembre, mais fréquente surtout les saloons, lieux de rencontres des prospecteurs,
et de surenchères d’anecdotes.

Durant l’hiver, Jack ne travaille guère, consacrant beaucoup de temps à la lecture.
Atteint du scorbut, il doit attendre, le dégel du Yukon, en mai 1898, pour se soigner à la ville de Dawson.
En juin il revient à San Francisco, les poches vides,
mais riche de matière littéraire.
C’est à partir de ce moment, qu’il s’astreint à écrire 1000 mots par jour une discipline de fer qu’il maintiendra toute sa vie
contre vents & marées
L’horizon s’éclaircit enfin en 1899, avec la publication d’une première nouvelle « l’homme sur la piste »
Lors d'un rassemblement du parti socialiste Jack London rencontre Anna Strunsky, une étudiante russe dont il tombe amoureux
,
mais épouse en 1900 par amitié !!.. Bessie Madern, la meilleure amie de Mabel !!, la demoiselle lui plaisant assez pour faire des enfants vigoureux.
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Aussitôt dit, aussitôt fait, naissent 2 filles : Joan, en janvier 1901,
& Bess en octobre 1902
E 1900, il publie un premier recueil de nouvelles,
suivi du« fils du loup »
En 1901, il se porte candidat pour la mairie d'Oakland, sans succès
En 1902, retenu par le magasine « Hearst « comme correspondant pour couvrir la guerre des Boërs en Afrique du Sud, il apprend la fin du conflit à son arrivée à Londres. Il décide alors de vivre pendant 6 semaines dans le quartier déshérité de la capitale où s’entassent pauvres & immigrés, il en sort un livre « le peuple d’en bas » en 1902, suivi de 2 romans.
Tombé amoureux de Chamian Kittredge,

nièce d’un directeur de journal, qu’il a rencontré en 1900, il quitte femme & enfants.

C’est la sortie en 1903, de « l’appel de la forêt » qui le propulse en pleine lumière, rejoignant le groupe d’écrivains les mieux payés du XXème siècle
De févier à mai 1904, il couvre la guerre russo-japonaise en écrivant des articles empreints de racisme, étonné du caractère industrialisé de la guerre moderne.
Il se distingue aussi pour avoir rossé le valet d’un officier japonais. Emprisonné, il ne s’en sort que sur l’intervention du président Roosevelt
La même année paraît son second succès « le loup des mers »,
En 1905, il échoue une deuxième fois à l'élection municipale d'Oakland.
En juin, Jack achète un ranch, à Gel Ellen en Californie, et commence l’écriture de « croc blanc » qui paraîtra en 1906.
Se passionnant pour la révolution russe de 1905, il est élu président de « l'Intercollegiate Socialist Society: », & donne des conférences dans les universités américaines
La défaite russe devant les japonais , la misère du peuple, la mise en cause du pouvoir absolu, les grèves, la révolte des marin du « Potemkine » oblige le tsar, après la sanglante répression du « dimanche rouge » à promettre quelques libertés et l’élection d’une assemblée,( la « douma »)
Sur demande de Bessie, le divorce est prononcé aux dépends de Jack pour abandon de domicile . Dès connaissance du jugement,
Jack épouse Chamian,
au grand scandale de la presse conservatrice, que le couple fuit en effectuant son voyage de noce à Cuba & en Jamaïque

En 1906, voulant satisfaire sa passion la mer, il se fait construire un ketch,( voilier à 2 mâts & voiles auriques )
La construction se révèle onéreuse, bien au-delà du devis initial, retardée par le séisme de San Francisco du 18 avril (catastrophe couverte par Jack- article et photos- pour un magasine New yorkais, contre monnaie sonnante & trébuchante à 125 cents le mot !! )
En 1907, il publie un recueil de nouvelles, « les vagabonds du rail »
fruit de son expérience de la marche sur Washington, en 1894, suivie d’une période d’errance qui l’a conduit jusqu’au Canada.

La même année, après confié ses affaires à la tante de son ex-femme, il appareille enfin sur « le snark’ », pour son tour de monde , mais avec un équipage peu expérimenté, et un bateau connaissant des problèmes d’étanchéité....
Son périple dans le Pacifique le conduit en mai à Hawaï, où il séjourne 6 mois, & commence la rédaction de « Martin Eden »,
puis il met le cap sur les iles Marquises, qu’il accoste le 6 décembre ;
le 26 décembre, il met pied dans les iles de la Société,
où il termine son livre

En mai, il se dirige sur la Mélanésie, visitant tour à tour, les archipels des iles Fidji, des Nouvelles Hébrides, & des îles Salomon.
Atteint d’une maladie de la peau due une bactérie tropicale, il se fait soigné à Sydney, en Australie, passe sa convalescence en Tasmanie.et brade son bateau resté aux iles Salomon et revient en Californie .
De 1908 à 1912, il publie pas moins de 90 nouvelles, essentiellement inspirées de ses voyages dans le Pacifique,& le golfe du Mexique, tout en s'intéressant à son ranch acquis en 1905, qu’il agrandit par l’achat de fermes & terres environnantes.
En 1910 :il fait construire sur sa propriété « la » maison de ses rêves et acquiert un sloop, un petit voilier rapide à un mât, avec grande voile & un foc, avec lequel il barre dans la baie de San Francisco.
Passionné de boxe, il assure le reportage du championnat de boxe anglaise, reconnaissant malgré ses préjugés racistes la supériorité du boxeur noir Jack Johnson sur Johnson-Jeffries,.

Les plantations de vergers, d’eucalyptus, & de maïs, et l’élevage de cochons et de chevaux ne suffiront pourtant pas à assurer l’équilibre financier de son exploitation, d’autant que Jack est souvent absent de la ferme, consacrant parfois de 3 à 6 mois de l’année en voyages.
(en 1911, il sillonne la Californie & l’Oregon avec un attelage de 4 chevaux…en 1912, il s’offre une croisière de 5 mois jusqu’au Cap Horn)
De 1911 à 1913, il publie 5 romans ( d’aventures, d’anticipation, & d’inspiration socialiste) & 2 récits inspirés de ses périples.

1913, la catastrophe, à la veille d’emménager la superbe maison disparaît dans un incendie , vraisemblablement dû à malveillance du voisinage ; coup fatal, un coup très rude, un de plus, qu’il « combat » en augmentant encore un peu plus sa consommation d’alcool.
En avril 1914, missionné par le magazine « Collier’s », le couple se rend au Mexique pour couvrir l’occupation américaine à Vera Cruz, lors de la guérilla mexicaine, pour la modique somme de 11000 dollars par semaine, frais payés en sus
De conflit américano- mexicain point pourtant,
Jack rédige cependant 7 articles sur ce « conflit »
En juillet, malade de la dysenterie, il rentre en Californie pour se soigner
De 1915 à 1916,
A 39 ans, il effectue 2 séjours à Hawaï pour soigner ses rhumatismes- i
publie un roman « les petites dames dans la grande maison »
et démissionne du parti socialiste.

De retour dans en Californie, endetté, il entreprend ,pour se refaire l’écriture de 2 romans:
(Cherry ou Les Yeux de l'Asie et Le Bureau des assassinats)
Puis « Jerry chien des îles » -« Michaël, chien de cirque »,
& « trois coeurs » .Inachevés ils ne paraîtrons qu’après sa mort, respectivement en 1924 & en 1963 !! :
car dès novembre , les ennuis de santé s’accumulent : atteint de dysenterie, rongé par l’alcool, ayant utilisé trop souvent la morphine pour se soigner, repris par ses rhumatismes, il souffre d’une urémie depuis son dernier séjour dans le Pacifique ,entraînant un inéluctable empoisonnement du sang, avec, à 40 ans, la mort au bout du chemin, le 22 novembre 1916,

Grand pour l’époque,1.75m, et costaud, forçat du travail & de l’écriture ,Jack a toujours su rebondir dans les situations désespérées, et elle n’ont pas manquées.
Par ses expériences ouvrières & ses lectures, ce dur à cuir s’est orienté dans une politique socialiste, classée d’extrême gauche à cette époque, en adhérant, en 1896., au « Social Labor Party »,
puis au « parti socialiste d’Amérique » en 1901
Il a soutenu de ses dons, et de ses écrits plusieurs journaux de gauche & pris fait & cause pour la révolution mexicaine.

En mars 1916, il démissionne du parti, lui reprochant d'abandonner la doctrine révolutionnaire pour se tourner vers la réforme sociale négociée.
Grand lecteur, il a lu et admiré : Victor Hugo, Eugène Sue,
Guy de Maupassant, Karl Marx, Charles Darwin, Herbert Spencer, Herman Melville, Rudyard Kipling, Roger Louis Stevenson,
Friedich Nietzsche.
Fort de ses expériences d’ouvrier, rompu aux cadences de travail difficiles, il s’est imposé une discipline de fer, en s’astreignant à écrire 1000 mots par jour, ni plus ni moins, les meilleurs possibles pour ne pas altérer la qualité littéraire, et ce, quelques soient les circonstances,
Sa capacité exceptionnelle à rebondir sur chaque cas désespéré,
& il n'en pas manqué, e maintiendra à la surface, jusqu'à l'incendie de la maison de ses rêves.
Dès lors, usé, le ressort brisé, il sera terrassé par la maladie.
Ses œuvres les plus connues
« l'appel de la forêt », « Croc Blanc »,

« le talon de fer »,

« le loup des mers »« Martin Eden »
« John Barleycorn,le cabaret de la dernière chance » et plus de 200 nouvelles, dont 175 publiées de son vivant

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