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Origines familiales

Les de Batz, modeste famille bourgeoise,

se sont enrichis par le commerce

En acquérant la terre de Castelmore, puis du domaine de la Plagne, Arnaud de Batz accède à la noblesse.

L’un de ses deux fils, effectue une brillante carrière militaire sous les ordres de Blaise de Montluc, son beau-père.

Sans descendant, il lègue ses biens à son cousin…Bertrand

En 1608, Bertrand de Batz, seigneur de Castelmore, épouse Françoise de Montesquiou d’Artagnan, d’une ancienne & illustre famille du royaume de France ; de cette union naissent quatre garçons & trois filles, qui recevront une bonne éducation.

Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan, 4ème enfant, naît entre 1611 et 1615 au château de Lupiac, dans le Gers, comté de Fezensac

Dans une province pauvre & surpeuplée, vivier de gens de guerre réputés depuis quelques siècles déjà, cette famille peu fortunée(*) ,

n’a pas d’autre choix que de pousser

les fils cadets dans le métier des armes.

(*)le domaine est hypothéqué

 

En 1630, « lou capdet » décide de « monter » chercher fortune dans le lointain Paris, munie d’une lettre de recommandation auprès des gascons de la capitale, et ils sont nombreux,

notamment Pierre de Montesquiou,( futur maréchal de France) qui l’introduit  à la cour,

 

où Louis XIII lui demande de prendre le nom de d’Artagnan en souvenir de son très estimé mousquetaire Jean de Montesquiou d’Artagnan, il est engagé dans le régiment des gardes françaises, compagnie des Essarts, où il est invité à faire ses preuves.

 

En 1633, d’Artagnan figure sur le rôle des 100 mousquetaires

de la compagnie

 

En 1634, Louis XIII, en écartant le capitaine des mousquetaires

Jean de Vielcastel prend le commandement nominal de la compagnie, et en confie le commandement effectif au sieur de Tréville, un parent de la mère de de Batz, avec le titre de capitaine- lieutenant.

 

En 1636 le royaume s’engage dans la longue guerre avec l’Espagne, engendrant une période d’insupportables impôts pour le petit peuple, qui ne prendra fin qu’à la signature du traité des Pyrénées en 1659.

Les mousquetaires participent à de nombreuses batailles,

.....et aux répressions des émeutes populaires.

 

Le 13 décembre 1642, le lendemain de l’inhumation de Richelieu, Mazarin entre au conseil

 

Le 18 mai 1643, Louis XIII décède, Anne d’Autriche assure la régence, Mazarin devient son principal ministre

 

En 1646, le cardinal, en conflit avec le capitaine- lieutenant de Tréville, (il refuse de céder sa charge à son neveu) l’élimine en licenciant la compagnie de mousquetaires pour raison économique. …

D’Artagnan passe alors au service du cardinal, comme gentilhomme ordinaire en lui rendant d’insignes services pendant les heures sombres de la Fronde (1648- 1651)

 

 

-En 1649, en assurant la sécurité dans la fuite sur Saint Germain en Laye,  de la reine, du cardinal, de leur proches, et surtout du petit dauphin, qui s’en souviendra lorsqu’il accèdera au trône.

.

-En 1651, tout dévoué à Mazarin, dont la tête est mise à prix, il protège sa fuite rocambolesque et l’accompagne dans son exil. D’un total dévouement, d’une fidélité aveugle, d’Artagnan, comme les créatures du cardinal, assure les liaisons aussi discrètes que périlleuses avec la reine Anne d’Autriche, la reine d’Angleterre, l’archevêque de Cologne, l’intendant Champfort, le gouverneur du Nivernais,

les chefs militaires restés fidèles.

Un vie d’aventure digne des héros de romans de cape & d’épée, il a raison des obstacles, là où nombre de ses camarades pourtant hardis & méritants échouent

Ayant brillamment démontré ses qualités d’homme d’épée, de cavalier émérite, son aptitude à accomplir des missions aussi dangereuses que compromettantes, en se révélant un habile négociateur digne de la confiance de l'exigeant Mazarin, le cardinal le récompense, en 1652,

d’une lieutenance aux gardes françaises, compagnie Vitermont, poste très difficile,une nomination très mal perçue par des hommes qui attendaient un chef issu de leur rang, et non point un officier imposé.

 

 

En 1654,

d’Artagnan reçoit du roi le brevet de la charge honorifique… et rémunératrice de « capitaine concierge de la volière des jardins des Tuileries », que convoitait l’intendant de Mazarin, Colbert, l'homme à la carrière ascendante, pas encore assez influent cependant pour contredire le cardinal.

 

Le sacre de Louis XIV à Reims,

 

Le siège de Stenay où il est blessé

 

En1655, sur intervention de Mazarin, soutenu par l’influent duc Antoine III de Gramont, neveu de Richelieu par alliance, d’Artagnan obtient une nouvelle récompense, en acquérant pour 80 000 livres le brevet de capitaine dans la compagnie de Fourille aux gardes françaises, charge qu’il conserve jusqu’en1661, par respect du cardinal, mais en revendant les charges précédemment acquises, et l’apport d’un prêt de 4000 livres consenties par Colbert qui ne l’aime pourtant pas,

mais certainement incité par le puissant entourage du roi.

 

En 1657 Louis XIV en reconstituant la première compagnie des mousquetaires, dite des « grands mousquetaires » ou des « mousquetaires gris » (la robe de leurs chevaux), la confie à Philippe Julien Mancini, neveu du cardinal, mais aussi frère de Marie Mancini, son grand amour de jeunesse…

Ce jeune capitaine-lieutenant, de 15 ans, se révèle, contre vents & marée, peu enclin à la vie contraignante d'un militaire, poste qu’il conserve cepandant pendant 10 ans, sur les instances de Colbert, qui ne désespère pas de faire attribuer cette charge  à son frère.

 

La charge de lieutenant est confiée à Isaac de Baas, un gascon, qu’il cède en 1658 à d’Artagnan.

Dès lors, notre mousquetaire assure le commandant effectif de la compagnie de 150 hommes, sans les revenus appropriés,

mais en relations directes avec le roi…

 

D'Artagnan possède, désormais carrosse et chevaux de prix, loge dans un hôtel particulier de location, rue du Bac, proche du Louvre, et fréquente les salons littéraires du Marais, où l'on cause et l'on danse, comme il sied à son éducation. (On pleure aussi à la lecture de romans, de pièces de théâtre, curieux paradoxe de ces hommes rudes prêts à embrocher quiconque leur adresserait un supposé regard de travers)

 

C'est vraisemblablement, à l'automne de 1658, lors d'un déplacement du roi à Lyon, pour un premier projet de mariage avec Marguerite de Savoie, que notre mousquetaire, dans une fête donnée en l'honneur de Louis XIV, rencontre à Chalon sur Saône, une riche veuve bourguignonne, sans enfant : Charlotte-Anne de Chanlecy

et dame de Sainte Croix.

 

Elle a 38 ans, lui la quarantaine bien sonnée

La rencontre de la fortune & du prestige.

 

L'affaire est rondement menée puisqu' un contrat, daté du 5 mars 1659 et portant les signatures de Louis XIV et Mazarin, autorise le mariage, qui a lieu le 3 avril, à 6 heures du matin (*), en l'église de saint André des arts, à deux pas du Louvre, et auquel assiste quatre membres de l'illustre famille des Gramont, ses protecteurs familiaux,

& parents de sa mère,

(*) il est de bon ton dans l'aristocratie de se marier à des heures incongrues, censées porter bonheur au couple...

 

En août 1659, d’Artagnan fait partie du cortège royal, qui se dirige avec faste et lenteur (*) vers le pays basque, visitant les provinces méridionales de son royaume, tout en attendant la fin des longues tractations pour son mariage diplomatique avec l'infante d'Espagne, qui met fin à l'interminable conflit espagnol, par la signature du traité des Pyrénées sera signé, le 7 novembre.

(*) un délai qui n'est pas pour déplaire au royal amoureux

de Marie Mancini, son premier grand amour platonique, exilée par son oncle Mazarin, qui n'entendait pas favoriser

"une mésalliance" pour le souverain 

 

Ce long voyage ne peut que renforcer les liens d’estime & d’amitié, entre le roi et son fidèle mousquetaire

 

Au cours de ce long périple, l’étape à Vic-Fezensac, le 26 avril 1660 permet à d'Artagnan de chevaucher jusqu'à Castelmore à la rencontre des siens et se recueillir sur la tombe de ses parents,

dans la chapelle du domaine.

 

Le 6 juin 1660, dans une débauche de luxe, où l’exceptionnelle prestance des mousquetaires suscite l’admiration unanime, Louis XIV rencontre son beau-père, Philippe IV, sur l’ile des faisans, dans un somptueux palais provisoire, et sa future épouse, une petite blonde aux yeux bleus, du même âge que lui.

 

Le 9 juin,  mariage royal en l’église Saint Jean de Luz, avec un faste inouï, en décors & costumes.

 

Dans la corbeille de mariage, le cardinal offre sa compagnie de mousquetaires à son royal filleul.

 

Puis le retour à partir du 15 juin, la liesse dans toutes les villes,.

Le 22 juin, l’escapade royale (*) à Brouage, (aujourd’hui en Charente Maritime) pour pleurer une dernière fois dans les bras de Marie Mancini.

(*) peu appréciée de son entourage & de la jeune mariée…

et de mauvais augure.

.

En 1660, naît un premier enfant, Louis de Batz de Castelmore, comte d’Artagnan. Il est baptisé par l’évêque Bossuet, à Versailles, avec pour parrain et marraine, le roi & la reine (*)

Louis, du prénom de son parrain, est élevé comme page aux grandes écuries du Roi, il deviendra lieutenant aux gardes ;

sujet à des infirmités, il se retirera du service.

 Il décèdera en son château de Castelmore en 1709.

 

L’année 1661 se poursuit, dans les festivités, puis dans le deuil de la mort de Mazarin

et se termine par le coup de tonnerre de l’arrestation de Fouquet.

 

Entre temps, naît le 5 juillet 1661, le second fils de d’Artagnan, Louis de Batz sans doute conçu au retour du périple royal.

. Il est baptisé par l’évêque Bossuet, à Versailles, ses parrain et marraine: le grand dauphin et mademoiselle de Montpensier,

cousine du roi, (*)

(*) c’est dire la grande estime, au plus haut de l’état,

dont jouit d’Artagnan.

Louis, du prénom de son parrain, sera successivement baron de Sainte Croix & seigneur de Chancely, par sa mère, puis comte de Castelmore à la mort de son aîné, il fera partie comme sous-lieutenant, des 6 gardes menins attachés à la personne du dauphin.

Il aura deux fils issus d’un mariage avec Marie-Anne Amé.

 Il décèdera au château de sainte Croix, en 1714

 

 

Les caisse de l’état sont vides, les festivités du château de Vaux le vicomte organisées par Fouquet ont indisposés le souverain, ses dépenses somptuaires, son train de vie mirifique font de l'intendant un coupable idéal; Colbert, qui a sans doute lui aussi des pratiques à faire oublier, est de ceux qui s’ emploiet  avec zèle à accumuler les preuves, quitte à les arranger.  

 

Le 5 septembre 1661, Louis XIV marque toute sa confiance à d'Artagnan enle choisissant pour la délicate arrestation de Nicolas Fouquet(*) à la sortie du Conseil tenu par sécurité à Nantes,

loin de ses appuis.

 

Persuadé de la confiance du roi, et de son impunité, Fouquet néglige les avertissements d’une arrestation prochaine.

 

(*) en ne le faisant pas arrêter dans l’enceinte du château,le roi écarte le capitaine de la garde du corps du roi, le duc de Gesvres,

trop proche de Fouquet,

une arrestationà l'extérieur du château relève donc du ressort des « gardes du dehors »

 

Une arrestation qui a failli échouer

L’ordre suprême, qui doit être donné par le ministre Le Tellier, ne venant pas, d’Artagnan désemparé laisse Fouquet franchir les grilles, et délègue un mousquetaire auprès du roi pour se faire confirmer les ordres, la réception royale est glaciale,

d’Artagnan doit arrêter le surintendant ! 

Les mousquetaires se répandent dans la ville, pour finalement retrouver un Fouquet, devisant paisiblement avant de rejoindre son logement, rassuré et confiant en sa bonne étoile.

 

Commence pour d'Artagnan, une longue période, qui ne doit pas l’enchanter, dans le rôle de geôlier prestigieux certes, mais qui l’éloigne de son souverain, le pire des châtiments pour un mousquetaire.

Escorté de 300 mousquetaires, Fouquet est conduit successivement

au château d’Angers, au château d’Amboise, au donjon de Vincennes, puis à la bastille, afin d’être au plus près de l’Arsenal,

où se déroulera le procès.

Quarante à cinquante mousquetaires assurent la garde jour & nuit.

Lors des allées et venues entre la prison et le tribunal, d’Artagnan se montre généreux & humain.

 

Grâce à l’attitude courageuse d’Olivier Lefèvre d’Ormesson (*),

qui résiste aux pressions en démontant le complot ;

Fouquet, en échappant de peu à la peine de mort, est condamné malgré tout au bannissement perpétuel & à la confiscation de ses biens.

Ce qui ne répond pas du tout aux attentes du roi qui commue la peine en prison à vie….

(*) juge et rapporteur au procès, il en subira une disgrâce durable,

qu’il rattachera  à la gloire de sa famille.

 

C’est la forteresse de Pignerol qui attend le condamné.

(dans le Piémont italien, conquise sur le royaume de Savoie par Louis XIII, et rattachée à la France par traité de Cherasco du 30 mai 1631)

D’Artagnan ne peut se dérober à cette mission de geôlier, ordre du roi oblige, et dans son ombre,

Colbert, le redoutable et désormais puissant ministre..

 

Tout au long de ce long transfert de Paris à la forteresse de Pignerol, où ils arrivent le 25 janvier 1664, d’Artagnan veille avec bienveillance au confort & à la santé du prisonnier, il en est de même pour le séjour qu’il passe dans la forteresse, tentant d’atténuer au mieux une pénible détention tout en respectant scrupuleusement les ordres et en rendant personnellement compte avec célérité

des moindres détails de la vie du prisonnier.

Prévenant avec Fouquet, les relations prennent donc un ton presque amical, malgré les rigueurs de la détention.

 

Relevé par monsieur de Saint-Mars, d’Artagnan retrouve enfin son roi, en 1665…

et sa femme pour entreprendre la séparation de bien & de corps :

-au grand soulagement du mousquetaire peu enclin à supporter une femme trop collante à son goût. Ayant fait le choix de servir son roi corps & âme depuis son entrée au mousquet     aire, il préfère de loin, les chevauchées, et les corps à corps des champs de batailles aux corps à corps de l’alcôve conjugal

-  à la grande lassitude d’une épouse délaissée pour des trop fréquentes & trop longues absences

d’un soldat au service d’un roi exigeant.

 

Retirée dans ses terres, elle se consacre avec compétence à la gestion de ses nombreux domaines qu’elle entend faire fructifier en un bel héritage à ses enfants. Elle décède le 31 décembre 1683, et repose dans la chapelle seigneuriale de sainte Croix.

 

Le retour du mousquetaire auprès du roi n’arrange pas les affaires de Colbert, qui manœuvre à la réunion des 2 compagnies de mousquetaires sous un seul capitaine, son frère Edouard- François Colbert de Vandières, commandant de la 2ème compagnie des « mousquetaires noirs », pour lesquels il obtient cependant du roi, les mêmes  dotations attribuées aux « mousquetaires gris » et parvient à persuader le Philippe Julien Mancini, de conserver sa charge, malgré son peu de goût de la vie militaire,

pour faire barrage à l’impétueux d’Artagnan.

 

En 1665, c’est aussi la reprise des hostilités avec la République des Provinces Unies, et de nouvelles occasions de se distinguer pour les mousquetaires, tant aux combats, qu’en veillant aux bonnes relations avec la population, à la satisfaction royale.

 

En 1666. La paix conclue, Anne d’Autriche décédée, le roi déserte le vieux palais du Louvres pour s’installer à Saint Germain en Laye, et nomme d’Artagnan « capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil » héritant une meute fameuse

pour le plus grand plaisir du roi chasseur.

 

C’est aussi l’année des allées et venues entre la résidence et le chantier de Versailles. Année insouciante et heureuse d’un jeune roi.

 

Janvier 1667, d’Artagnan obtient le poste de capitaine-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, qu’il exerçait en fait,

mais sans les revenus correspondants.

Ce qui n’a été possible qu’à la suite :

-de la démission de Philippe Mancini, le capitaine en titre,

- à la réforme de la maison militaire supprimant l’achat des charges d’officiers- sans fortune personnelle, d’Artagnan, n’aurait jamais pu débourser les 200000 livres nécessaire.

- à la volonté du roi, qui en écartant les nombreuses sollicitations, dont celles de Colbert pour son frère, tient à récompenser un fidèle de toujours, en qui il a placé toute sa confiance, et qui de toute évidence ne le trahira jamais.

D’Artagnan devient, après 34 ans de services, le 6ème capitaine depuis la création de la compagnie des mousquetaires à cheval du roi.

Il restitue sa charge de capitaine des petits chiens,

Tout en conservant sa solde mensuelle de lieutenant, 300 livres, s’ajoute les 900 livres mensuelles de la charge de capitaine, et une pension annuelle de 6000 livres. Montant important certes, mais le commandant de compagnie doit faire face aux considérables dépenses de la compagnie, car beaucoup de ses hommes ne peuvent assurer leur" train de vie" .

 (Une jeune recrue perçoit 30 livres par mois, un ancien, 60 livres),

le roi ne fournissant que la casaque et le mousquet.

 

La guerre reprend, cette fois ci, à l’initiative de Louis XIV, qui n’ayant pas perçu la dot de 500000 écus d’or promise à ses épousailles, entend se servir sur les territoires espagnols de la Flandres en invoquant le droit de dévolution.

 

L’armée sous le commandement de Turenne, fait tomber les villes les unes après les autres ; les mousquetaires dont l’effectif passe à 377 soldats, « font merveilles » dans les assauts, toujoursà la pointe  à la pointe du combat et à la pointe de la rapière.

Une terrible réputation les précède, et certaines villes, à la seule vue des casaques bleues, préfèrent capituler.

 

Lille est prise le 27 août, mais le roi lui garantit leur franchise et ses privilèges. S’ensuivent à chaque prise de ville, entrées triomphales et parades, où les mousquetaires impressionnent une population,

pourtant guère enchantée de passer sous la coupe française.

 

En 1668 , la guerre se poursuit en Franche Comté, sous la conduite « du grand Condé » rentré en grâce après sa trahison au temps de la Fronde. La campagne dure 12 jours, les mousquetaires sont de la partie, d’Artagnan en tête.

 

En 1669, L’effectif des mousquetaires est ramené à 277 hommes mais renforcée par des surnuméraires en temps de guerre, autant dire, qu’avec Louis XIV, cette situation sera la règle permanente.

 

En 1670, dans le Vivarais, aujourd’hui l’Ardèche, d’Artagnan & ses mousquataires participent sous les ordres du Maréchal de camp Le Bret,suivis de 3 000 fantassins, de 1 600 cavaliers, et toute la noblesse des environs à la répression de la révolte antifiscale de Roure (*), du nom de son meneur, un gentilhomme, suite à la levée d’un nième impôt, cette fois ci, une taxe sur les cabarets destinée à financer les travaux canal du Midi.

La répression est terrible, comme d’habitude : roue, pendaisons, galères, bannissement et fouet. Le nom de d’Artagnan n’apparaît jamais dans les atrocités commises,

elles furent pourtant nombreuses dans cette affaire.

Les troupes royales en quittant le pays, laisse une derrière elle une population décimée & terrorisée.

(*) pourchassé sans relâche, rattrapé à Saint-Jean pied de Port, jugé, de Roure est roué vif à Montpellier et sa tête exposée à Aubenas.

 

En 1671, D’Artagnan, arrête le marquis de Lauzun,

un cadet de Gascogne:

remarqué par le roi pour sa vivacité d’esprit et son insolence, il en devient l’un des favoris, et cumulent titres et honneurs ; 

jalousé, il pousse le bouchon un peu trop loin en s’en prenant d’abord à la maîtresse du roi, la marquise de Montespan, ce qui lui vaut un court séjour à la bastille, mais le roi pardonne…

puis en prétendant épouser la grande mademoiselle, folle amoureuse de lui, qui a demandé sa main, opposition du roi, colère de l’ombrageux gascon qui se livre à des écarts de langage que sa majesté ne peut évidemment tolérer. Ce sera Pignerol, pour l’impertinent.

Une nouvelle fois, d’Artagnan est missionné pour conduire le prisonnier, escorté de 100 mousquetaires, usant de son tact habituel.

Après tractations, Lauzun est libéré en 1681, et rentre en grâce en 1688 pour être chargé de ramener en France la famille du roi d’Angleterre déchu ; en 1689-1690 il conduit la désastreuse expédition d’Irlande pour rétablir Jacques II Stuart sur son trône.

Qu’à cela ne tienne, il est fait duc de Lauzun.

Il s’éteint à l’âge de 91 ans, sans descendance, laissant derrière lui une vie amoureuse tout aussi rocambolesque, que sa carrière de courtisan.

 

En 1672, le maréchal d’Humières, gouverneur de Lille faisant partie des maréchaux refusant de servir sous Turenne, est renvoyé dans ses terres jusqu’à nouvel ordre. D’Artagnan paraît être le seul homme capable de poursuivre l’intégration progressive de cette ville, en respectant les engagements pris lors de sa conquête en 1667,

Lille occupe en effet une position stratégique majeure dans la reprise de la guerre avec les Provinces Unies: la  Hollande, la Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel, & Groningue, (la Hollande d’aujourd’hui )

 

C’est un honneur & une récompense de ses bons et loyaux services, mais la tâche n’est pas aisée, dans une ville hostile aux français,

et en pleine reconstruction.

Ce ne sont pas ses seuls soucis :

ayant pleine autorité sur l’ensemble de la cité, il se trouve pourtant en butte avec les officiers de la citadelle qui déclarent ne dépendre que de son gouverneur, leur chef direct : Vauban.

Tout comme le jeune ingénieur chargé de l’édification de nouveaux remparts : dont l’attitude hautaine et déplaisante de  « petit ingénieur de deux jours » déplait fortement à l’ombrageux gascon, le ton monte l’affaire exposée à Versailles, s’envenime entre Louvois, Vauban et d’Artagnan, heureusement soutenu par Le Tellier,

Finalement le roi refuse et la démission de Vauban et la démission du mousquetaire, il a trop besoin d’eux.

Les tourments de d’Artagnan, peu à l’aise dans ce genre de poste, prennent fin avec le retour en grâce de d’Humières.

 

 D’Artagnan retrouve avec plaisir, l’atmosphère des champs de batailles dans la 2ème campagne dans les Provinces Unies, déclenchée autant pour une question de dot

que pour contrer la puissance économique de ce pays.

 

D‘Artagnan est placée la tête des 2 compagnies, avec en sous ordre le comte de Montbron,

le nouveau capitaine  de la 2ème,.

 

Objectif : Maastricht et ses redoutables défenses bien entretenues, sous la conduite de leur gouverneur, Jacques de Farjeaux, un militaire d’expérience et de grande valeur, au service du roi d’Espagne, depuis 30 ans. Vauban dirige les travaux de préparation du siège, faisant creuser de nuit, circonvallations et de contrevallations, et triples lignes de tranchées, en zigzag, pour éviter les tirs d’enfilade des assiégés, avec un double but : empêcher et le ravitaillement et les sorties.

Les assiégés effectuent cependant 2 sorties,

repoussées avec perte par les mousquetaires.

 

A l’arrivée du roi, une partie des troupes se positionne sur la rive gauche, l’armée de Turenne prenant place sur la rive droite.

Le roi & ses officiers, après une reconnaissance des lieux,

arrêtent le plan d’attaque.

 

A partir 18 juin, les canons tonnent pendant 36 heures, suivis par des manœuvres de diversion, objectif attaquer la porte fortifiée de Tongres, d’importance stratégique. L’attaque du 24 au 25 juin, soudaine et violente, se heurte à l’acharnement des défenseurs stimulés par le compétent gouverneur. Après une nuit de combat, la porte reste aux français au prix de lourdes pertes, un désastre notamment pour le régiment dauphin,pratiquement décimé,

au grand désespoir de Vauban, relevant de graves erreurs stratégiques

.

Au matin du 25, d’Artagnan, regagne le camp de base pour prendre quelques repos ; quand survient de Montbron, capitaine de la seconde compagnie, pour l’aider à la consolidation des barricades acquises, d’Artagnan en convient aisément, puisque ces travaux sont prévus dans la sécurité de la nuit prochaine, ce que ne conçoit pas l’entêté capitaine, ayant la fâcheuse prétentions de  croire qu’il a toujours raison, et entend mener l’attaque dans l’instant, il finit par s’entendre dire par un d’Artagnan courroucé :

« faites donc faire le détachement, mais je crains fort que nous n’attiriez une affaire mal à  propos »

 

Ce qui ne manque pas d’arriver, moins de trois heures plus tard: l’ennemi attaquent pour reprendre les ouvrages pris par les français. D’Artagnan averti, réagit promptement en lançant les contre-attaques, et bien, qu’il ne soit pas de service, en homme responsable, il accompagne le général du jour, le duc de Monmouth, en prenant lui-même la tête d’un détachement de mousquetaires, l’épée à la main.

Le combat est furieux, les épées des mousquetaires sont faussées à force des sanglants coups donnés.

Les hommes tombent.

 

Dans la bataille, ne pouvant dissuader ce général de ne pas emprunter un passage, particulièrement resserré, l’honneur lui commande de le suivre néanmoins dans une action qu’il n’aurait pas engagée:

 une balle tirée de la citadelle le fauche mortellement.

 

Ramené avec perte d’hommes derrière la ligne de front, pleuré par le Roi, unanimement salué par ses contemporains,

le seul capitaine-lieutenant des mousquetaires mort au combat est enterré en un lieu, qui n’a pu être identifié à ce jour.

 

Le mot de la fin en revient à Vauban,

qui à maintes reprises, a fustigé, ces gentilhommes, comte de Montbron, duc de Monmouth & consorts, engageant inconsidérément et inutilement leur vie pour la gloire :

« je ne sais si c’est ostentation, vanité ou paresse de facilité   que nous avons à nous mettre à découvert, mais je sais bien que cette négligence, ou cette vanité comme on voudra l’appeler, a coûté plus de cent hommes  pendant le siège, qui se sont fait tuer ou blesser mal à propos et sans raison. Ceci est un péché originel dont les français ne se corrigeront jamais, si Dieu qui est tout puissant n’en réforme l’espèce »

 

Epilogue

L’éducation des deux enfants sera prises en charge par le roi.

Ils disposeront chacun, d’un valet, un précepteur, d’un maître d’armes, d’un maître de danse, d’un maître d’allemand, d’un maître de dessin, toutes disciplines considérées comme fondamentales en ce siècle,

pour paraître à la cour, et pour devenir officier.

Comme bien, d’Artagnan, ne laisse que de riches effets vestimentaires, 2 housses de cheval, 2 épées, du mobilier, des papiers, pas de quoi assurer l’avenir de sa descendance,

la maman, compétente gestionnaire, y pourvoira.

 

Une statue le représente chevauchant un cheval cabré,

symbole d’un officier mort au combat. 

 

A ce jour, aucun portait n’a été retrouvé.

 

Sources : wikipedia, « d’Artagtan » de Odile Bordatsz

 

Syndicat d'Initiative Intercommunal des Portes du Pays d'Othe - 2 rue Laurent Lesseré - 10190 ESTISSAC - Tél : 03 25 40 42 42

réalisation OvOtix - motorisation Clé de Site

 

 

 

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