


La deuxième guerre d’Alésia
Alise-Sainte-Reine ou Chaux-de-Crotenay ?

La bataille d'Alésia a toujours intéressé les érudits, Napoléon III, passionné d’histoire romaine &, auteur d’une histoire de Jules César,
est de ceux là.
Il nomme une commission chargée d’identifier le site, qui
-sur la foi de traditions orales,
-de similitudes onomastiques (relatives aux noms),
-d'une ressemblance topographique avec les descriptions de La Guerre des Gaules et de nombreux vestiges archéologiques,
désigne Alise- Sainte-Reine et le mont Auxois, en Côte-d'Or (Bourgogne).
Satisfait, Napoléon fait dresser sur le mont une grandiose statue du héros gaulois. Opportuniste, le sculpteur lui donne les traits de l’empereur, et l’équipe d’un armement du Xème siècle…

Au début du XXIe siècle, les édiles locaux et l'État lancent le projet d'un centre d'attractions sur le site,
(un budget de quelques dizaines de millions d'euros)
débouchant sur l'ouverture du Muséoparc au pied du Mont-Auxois.
Cette réalisation ravive les querelles d'experts et de passionnés sur la localisation de la bataille d'Alésia.
De nombreuses hypothèses n’ayant jamais cessé de se faire concurrence depuis deux siècles,
la plupart basées sur des similitudes onomastiques.

André Berthier avance la plus récente
& la plus sérieuse de ces hypothèses.
En 1962, cet archéologue, qui a fouillé la cité antique de Tiddis,( dans le constitinois algérien) s’intéresse à l'ouvrage de Jérôme Carcopino : « Alésia et les ruses de César, » un plaidoyer en faveur d'Alise-Sainte-Reine contre le site franc-comtois d'Alaise.
Troublé par de nombreuses incohérences, André Berthier relit à la loupe le récit de Jules César, se procure les cartes d'état-major de l'Est de la France et s’attaque aux idées reçues.
En se tenant à une interprétation rigoureuse des écrits de César, il en déduit que la bataille s’est plutôt dérouler dans le Jura, sur les communes de Syam et Chaux-de-Crotenay.
Il entame des fouilles sur place et recueille quelques indices encourageants. Mais très vite il doit interrompre ses recherches sur une injonction de l'administration.

C’est le film "Alésia, la Bataille continue", du vendredi 12 décembre 2008 sur canal+ qui, en prenant partie pour le site jurassien relance « la bataille » des experts
| Les partisans bourguignons réagissent en reprenant leur arguments : |
-la découverte , en 1992, d'un murus gallicus (rempart gaulois) et d'un quartier d'habitat antérieurs au siège de 52 av. J-C
-les milliers de photographies aériennes de l'archéologue-aviateur
René Goguey montrant les traces évidentes de l'ampleur et de la spécificité de lignes fortifiées
et des camps romains tout autour du mont Auxois.
- les rarissimes monnaies à l'effigie de Vercingétorix trouvées à Alise,
- les deux balles de fronde frappées
au nom du principal lieutenant de César. trouvées sur le site..
- en1839, a été mis à jour sur le Mont-Auxois, une inscription lapidaire du 1er siècle après J.-C. en langue gauloise et en caractères latins, sur laquelle figure en clair l'expression : « in Alisiia »,
- les archéologues mandatés par Napoléon III ont retrouvé quantité d'armes en fer sur le site (alors qu’à l’époque les archéologues étaient convaincus que les Gaulois utilisaient encore le bronze)
- la présence d’ossements de trois races de chevaux attestant la participation de la cavalerie dans la bataille:
-de petits chevaux pour les Germains,
-de chevaux de taille moyenne pour les Gaulois,
-de grands chevaux pour les Romains.
D’autre part,
-les pentes du site jurassien de Chaux-de-Crotenay, ne se prêtent pas aux charges de cavalerie, telles que les raconte César .
-le dégagement autour de l’oppidum n'est pas suffisant pour construire des circonvallations, telles qu’elles sont décrites dans les « commentaires »
En outre, l’analyse des objets retrouvés sur le site jurassien, expertisés par des laboratoires indépendants montre que la plupart remontent au Moyen Âge ou aux derniers siècles de l'occupation romaine, eten tous cas, aucun objet romain de l'époque de la conquête n'a pu être identifié
| La contre attaque vient de 3 personnalités : |
Marc Ferrand, journaliste historien, pour qui il reste « l’ombre d’un doute » reprend un à un les arguments des bourguignons:
- au reproche de glisser sur la présence, au mont Auxois, d'un rempart - qualifiéde « murus gallicus » - ainsi que d'un habitat antérieur à la conquête: les vestiges de son existence, au demeurant sujette à controverse, n’apportent pas la moindre lumière sur l'histoire du site dont ils proviennent.
-en déplorant que les photographies aériennes du site d'Alise-Sainte-Reine par M. René Goguey aient été négligées dans le film, c'est conférer une portée indue à des clichés qui, s'ils mettent en évidence d' indubitables vestiges militaires romains sur le mont Auxois, ne permettent nullement de les identifier, et moins encore d'y retrouver les ouvrages décrits dans les Commentaires.
- Quant à l'oubli des « rarissimes monnaies
à l'effigie de Vercingétorix »,
Michel Reddé lui-même reconnaît- que la pièce d'or "Vercingetorix ",
est d’une provenance bien éloignée d'Alise !
« On aurait aimé, au-delà de ces griefs un peu vains, voir les donneurs de leçons apporter ne serait-ce qu'un début de réponse à toutes les grandes questions en suspens. Je me tiens du reste à la disposition des signataires qui souhaiteraient organiser un débat public sur cet important sujet ; mais je doute fort que l'un d'entre eux ne s'y risque jamais. Au fond, il est navrant que des personnalités éminentes mettent leur titre, leur autorité, leur poids moral au service, non de la vérité ou d'une recherche de vérité, mais d'une cause officielle éculée, absurde, chaque jour plus douteuse et friable. Tant il est vrai que rien, aujourd'hui, ne permet plus de situer sérieusement
Alésia en Bourgogne.
Personne ne se grandit à nier une évidence ; et lorsque, tôt ou tard, certains travaux en cours viendront confirmer de manière définitive les conclusions d'André Berthier sur la localisation d'Alésia dans le Jura, le jugement de la postérité sera sans indulgence pour celles et ceux qui, bien qu'avertis, auront usé de leur influence pour retarder la manifestation de la vérité. »

Danielle Porte, latiniste et historienne, spécialiste de l’Antiquité romaine, & en particulier de la religion romaine et des époques césarienne et augustéenne.
« Je souhaiterais d'abord qu'ils veuillent bien dresser la liste des "nombreuses erreurs historiques et archéologiques » qu'ils y ont relevées, afin que nous puissions en discuter.
Je déplorerai ensuite l'ignorance que manifestent les signataires à propos des travaux menés sur Alise, puisque ceux qu'ils mentionnent ont tous été abandonnés par les chercheurs « alisiens »,
comme dans le livre de Michel Reddé :
« Alésia, l'Archéologie face à l'imaginaire »
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-aucun fossé n'a la bonne taille ou la bonne forme
-le grand fossé d'arrêt est introuvable,
-le camp Nord, est placé au pied du Réa, au lieu du sommet,
-les camps qui taillent de 36 ares à 7 hectares au lieu des 45 ha requis,
-les tours mal situées etc…
.
-les dernières découvertes désavouent le murus gallicus,
-les 9 km de retranchements excédentaires sont une aberration
-l'habitat gaulois n'existe pas, de l'aveu même,
du chargé des fouilles actuelles.
-le statère d'or ( la pièce de monnaie) à l'effigie de Vercingétorix provient d'Auvergne
-le site d'Alise ne permet aucune reconstitution des combats décrits par
les textes anciens, et constitue une absurdité stratégique.
- faudrait-il regretter que la théorie « récusée depuis longtemps par la communauté scientifique » n'ait jamais été examinée par ladite communauté, & lui oppose un dénigrement systématique,
et l'absence, tant dans les colloques qu'aux débats radiophoniques,
de tout représentant de l'hypothèse alisienne.

Elle conteste violemment ensuite la composition de ce « consortium d'Alisiens » aucun des signataires n'ayant publié un quelconque écrit sur l'hypothèse d'Alésia dans le Jura, ni réfuté les objections opposées à la thèse officielle et lui reproche de ne pas répondre par des arguments constructifs recevables aux critiques formulées sur la localisation d'Alésia à Alise,
ou d'examiner les démonstrations faites sur le site de Chaux.
« Les arguments économiques évoqués dans le film par les Alisiens, ni l'argument d'autorité que constitue le classement précipité d'Alise au rang de grand site national ne sauraient prévaloir sur la recherche de la vérité historique. Une vérité qui ne peut se concevoir qu'à partir des textes, auxquels l'archéologie ne fait qu'apporter ou non une confirmation. Sur ce plan-là, l'hypothèse d'Alise s'effondre à peine née. Le reconnaître ne serait qu'une preuve de bon sens et d'honnêteté intellectuelle. »
Benoît Bertrand-Cadi, le réalisateur du film
« Alésia, la bataille continue »

« Je tiens, en tant que journaliste et réalisateur du film à vous apporter quelques petites, mais nécessaires précisions:
Je ne peux laisser dire aux signataires de la pétition qu'ils ont été trompés et que je n'aurais pas joué "cartes sur tables" avec eux.
Il a toujours été question d'un film sur la bataille d'Alésia et je ne vois pas très bien de quoi d'autre il aurait pu s'agir considérant la nature des entretiens que nous avons eu.
De plus il est fait référence aux travaux et au film de Monsieur René Goguey. Dans ce film produit par le Conseil Général de Côte d'Or, on retrouve l'expertise de Monsieur Reddé, sans aucun contradicteur cela va de soi. Tout ça n'est pas très sérieux et prête plutôt à rire.
Dois-je rappeler que dans le film de Canal +
un archéologue du site d'Alise concède que ses propres découvertes ne sont pas très convaincantes et que ce site est surtout là pour divertir les touristes...
Je suis heureux de constater que la bataille continue encore aujourd'hui. »
En conclusion
Il a été suggéré que l'on engage sur le site jurassien quelques fouilles complémentaires pour valider ou invalider enfin la thèse d'André Berthier et enterrer ainsi la hache de guerre d'une façon ou d'une autre.
Mais c’est une autre bataille (de gros sous,) en perspective.
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Armement d'un gaulois
un casque de fer, une saie, manteau à capuchon de laine épaisse un linithorax composé de bandes de lins collées en plusieurs couches. un casque d'airain, une cotte de mailles pour les plus riches, les braies-le pantalon- serrées aux chevilles, les brogues:les chaussures à semelles de bois le bouclier de bois Selon les unités: l'épée, le poignard, la hache, l'arc, la fronde, la lance, le javelot, parfois avec propulseur; |
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Armement d'un légionnaire
le casque, une cuirasse segmentée d'écailles ou composéede plaques de fer ou une cotte de mailles une tunique courte le glaive,( épée courte) suspendu à un baudrier une ceinture , le poignard; le javelot(pilum) le bouclier(scutum) les jambières de bronze( cnémides) les sandales avec lanières les semelles lourdement ferrées |
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les lieutenants de César
Publius Crassus
MarcusTulius Crassus
Lucius Julius Caesar
Quintus Ciceron
Decimus Junius Brutus
Marc Antoine
Quintius Pedius
Titus Laebienus
Que mangeaient les gaulois au temps des Arvernes :
essentiellement des végétaux à 80%
-des céréales cuites : blé, millet
-un peu de pain
-des légumes frais: lentilles, pois chiches, fèves, oignons, choux, asperges, truffes, ail, épinards….
ou conservé par lactose fermentation
(un procédé de conservation des aliments qui consiste à laisser macérer les aliments en l'absence d'oxygène.
Cette macération permet la prolifération des bactéries lactiques,
très bénéfiques pour l’organisme,
-de lait frais ou conservé salé et des fromages
-peu de viande, mais d’élevage, bouillie ou rôtie, bœuf, porc, salaisons, mouton, chèvre, un peu de volaille, rarement du cheval & du chien,
et du produit de la chasse à hauteur de 1%
(lièvre, chevreuil, cerf, rarement du sanglier)
-des fruits frais : pommes, prunes ou desséchées dans le four
ou sous la cendre
Pour la boisson,
-du vin d’Italie, parfois coupé d’eau, pour les plus riches
-de la bière de blé parfois aromatisée de miel, pour les autres
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la rivière Ancre






















Bercenay en Othe



























































































































































































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